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Pénuries d’équipements : voici comment les médecins choisissent quels patients seront soignés

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Pénuries d’équipements : voici comment les médecins choisissent quels patients seront soignés

Du personnel médical, qui porte une combinaison protectrice, prodigue des soins à un patient.

Le personnel médical d’un hôpital de Wuhan, en Chine, traite un patient atteint du coronavirus.

Photo : Reuters / China Daily CDIC

Le premier ministre du Québec, François Legault, a affirmé cette semaine que, même si les scénarios les plus pessimistes se réalisaient, la province aurait assez de ventilateurs pour soigner tous ses malades de la COVID-19. Néanmoins, les professionnels de la santé sont préparés à faire des choix déchirants, comme l'explique le bioéthicien Bryn Williams-Jones.

Décider de traiter un patient plutôt qu’un autre est un choix qui ne survient que lorsque les ressources sont limitées. Il doit se baser sur de nombreux facteurs : les besoins médicaux de l’individu, ses pronostics de guérison, les ressources disponibles, l’efficacité anticipée du traitement, etc.

Ce n’est pas juste de dire que les personnes de plus de 70 ans, tant pis, on les laisse tomber, souligne Bryn Williams-Jones. Ce serait totalement inacceptable.

Généralement, ce sont les patients ayant les plus grands besoins et étant les plus à risque qui auront accès, en priorité, aux soins de santé.

En gros, dans un contexte de crise, on vise le meilleur intérêt pour le plus grand nombre de personnes. C’est un calcul utilitariste, mais en même temps, on ne veut pas déshumaniser les individus. Donc, on ne va pas non plus utiliser une logique égalitariste en disant que tout le monde aura la même chose.

Bryn Williams-Jones, bioéthicien

Bryn Williams-Jones insiste sur l’importance d’établir les protocoles de prise de décision en amont des crises. Le pire scénario, c’est de demander aux cliniciens au chevet de leurs patients de décider qui va mourir, soutient-il. Ça, c’est totalement destructeur pour le moral des professionnels et ça amène à de mauvaises décisions.

Il ajoute que le Québec accuse un retard en matière de bioéthique, mais qu’il est en train de le rattraper.

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