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Coronavirus : Amir Khadir plaide pour un meilleur accès aux masques chirurgicaux

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Coronavirus : Amir Khadir plaide pour un meilleur accès aux masques chirurgicaux

Un policier portant un masque et des gants.

Amir Khadir croit que le personnel de première ligne devrait porter des masques chirurgicaux pour se protéger du coronavirus.

Photo : Reuters / Eric Gaillard

Alors que le gouvernement demande depuis des semaines à la population de ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus, l'infectiologue Amir Khadir croit, au contraire, que les masques sont un outil essentiel pour les personnes qui sont à risque d'entrer en contact avec des personnes malades.

En ce qui concerne, précisément, les masques N95, Amir Khadir est d’accord avec la position du gouvernement : Le N95 doit vraiment être réservé aux situations particulières qui génèrent des aérosols.

Il souligne toutefois que de récentes études laissent croire que les masques chirurgicaux pourraient protéger les personnes qui entrent en contact avec des personnes atteintes du coronavirus. Il cite, entre autres, une étude montrant que le virus peut demeurer en suspension dans l’air pendant près de trois heures.

Je crois qu’il est temps qu’on mette le curseur de la pression sur nos capacités de production industrielle et non pas sur les chauffeurs de taxi qui transportent les malades, affirme Amir Khadir.

Oui, les autorités demandent aux personnes susceptibles d’avoir contracté la COVID-19 de ne pas prendre les transports publics, mais Amir Khadir soutient que cette consigne n’est pas toujours respectée. Il dit avoir lui-même été témoin de cas où des personnes ont pris un taxi pour aller passer le test de dépistage du coronavirus.

On ne réussira vraiment à assurer une plus grande protection que lorsque l’on permettra l’usage des masques [au personnel de première ligne].

Amir Khadir, infectiologue

L’infectiologue dit comprendre qu’en l’absence de données montrant que le masque pouvait être un facteur de protection, le gouvernement ait voulu éviter que la population s'en procure et crée une pénurie. Mais maintenant que l’on en sait plus sur le virus, il demande au gouvernement de forcer les industries à produire des masques chirurgicaux pour assurer la protection de la population à risque.

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