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« Éduc’alcool de la porno » : réaction nuancée d’un producteur

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

« Éduc’alcool de la porno » : réaction nuancée d’un producteur

Un clavier d'ordinateur.

L'industrie de la pornographie est florissante au Québec, particulièrement à Montréal.

Photo : Radio-Canada

Le producteur et réalisateur de films pornographiques Nicolas Lafleur, propriétaire des Productions Pegas, est d'accord avec l'idée de mieux encadrer l'industrie de la pornographie. Toutefois, il s'oppose à la création d'un « Éduc'alcool de la porno », comme l'a proposé le candidat à la chefferie du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon.

Nicolas Lafleur soutient qu’il existe déjà des systèmes de contrôle parental efficaces pour empêcher les jeunes d’avoir accès à de la pornographie en ligne. Je commencerais par faire la promotion [de ces systèmes] parce qu’il y a beaucoup de parents qui ne sont pas au courant de tous ces moyens ou qui ne les utilisent pas de façon optimale, dit le producteur.

Toutefois, il est contre l’idée de demander à tous les consommateurs de pornographie de s’inscrire à un site web pour pouvoir regarder des films pornographiques. Barrer complètement l’entrée à tout le monde, ça signifierait la fin de l’industrie, et pas juste au Québec, ajoute-t-il.

Le producteur estime également que l’argent pour financer les campagnes de sensibilisation dans les écoles doit être pris à même le budget du ministère de l’Éducation, et non pas en imposant une nouvelle taxe à l’industrie de la pornographie. Il rappelle que cette industrie, bien qu’elle soit légale, ne bénéficie d’aucune subvention du gouvernement. Ça serait en remettre plus sur nos épaules inutilement, affirme Nicolas Lafleur.

Nous, nous payons nos taxes et nos impôts, comme n’importe quelle entreprise. Pourquoi aurions-nous une taxe en surplus?

Nicolas Lafleur, producteur et réalisateur de films pornographiques

Le propriétaire des Productions Pegas convient du fait que ce ne sont pas toutes les entreprises pornographiques pour qui le respect des femmes est important. C’est pourquoi il propose de revoir la loi afin de mieux préciser ce qui est acceptable en matière de pornographie.

Il précise que son entreprise se fait un devoir de ne pas véhiculer une image dégradante des personnes qu'elle met en scène dans ses films : On veut que ce soit non seulement consensuel, mais aussi que tout le monde paraisse bien et que tout le monde soit sur le même pied d’égalité. On met de l’avant le beau côté de la porno.

On est d’accord sur la fin, mais pas sur les moyens.

Nicolas Lafleur, producteur et réalisateur de films pornographiques

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