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À la recherche de la sonorité perdue de Notre-Dame

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

À la recherche de la sonorité perdue de Notre-Dame

L'orgue de la cathédrale, vu en contre-plongée

Le grand orgue de Notre-Dame de Paris, avant l'incendie

Photo : notredamedeparis.fr

La cathédrale Notre-Dame de Paris, qui a brûlé en avril dernier, n'était pas qu'un lieu saint chargé d'histoire et à l'architecture exceptionnelle : l'édifice offrait également une acoustique unique. Aussi, l'acousticien Brian Katz et son équipe ont la délicate mission de superviser la reconstruction de Notre-Dame de façon à être capables de retrouver sa sonorité grandiose.

Il serait aujourd’hui impensable de tenir un concert entre les murs de la cathédrale. Non seulement l’édifice n’a pas fini d’être nettoyé et sécurisé, mais les dégâts causés par le feu ont considérablement altéré sa résonance. Maintenant, il y a trois trous dans le plafond, décrit Brian Katz. Donc, tout le son de l’intérieur sort en haut. On a perdu la réverbération qui est spécifique à la cathédrale.

Tout au long de la reconstruction, l’acousticien supervisera les travaux et s’assurera que Notre-Dame gardera sa belle sonorité. Nous sommes là pour guider les choix des autres métiers et voir l’impact sur l’acoustique, explique-t-il.

Il souligne que l’acoustique dépend de tous les corps de métier présents sur le chantier. Si le maçon décide d’utiliser un type de pierre en particulier, cela aura une influence sur la résonance du bâtiment.

En 2013, l’équipe de Brian Katz avait mesuré l’acoustique de la cathédrale Notre-Dame et avait conçu, à partir de ces mesures, un simulateur permettant de reproduire la sonorité de l’édifice.

Si les mesures prises en 2013 serviront de lignes directrices à l’équipe de Brian Katz, l’acousticien sait très bien qu’il sera impossible de reproduire exactement la même acoustique qui avait été captée en 2013 : Chaque modification [au bâtiment] modifie l’acoustique. On l’a observé pendant toute l’histoire de Notre-Dame. À une certaine époque, il y avait des drapeaux suspendus à l’intérieur et à une autre, il y avait de la paille sur le sol. Cela changeait la sonorité.

Il mentionne que d’autres mesures de l’acoustique de la cathédrale avaient été prises dans les années 80 et qu’elles étaient déjà différentes de celles de 2013, notamment en raison de la pose d'une moquette au sol.

Mon idée est de rester dans la continuité de l’acoustique de cette cathédrale et de montrer comment ça a changé pour avoir une idée de la variation acceptable, précise l’acousticien.

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