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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Épidémie : une actrice inuk raconte ses débuts à la télévision

Une femme inuk portant un masque d'hygiène.

L'actrice Nancy Saunders dans le rôle de Nelly dans la série « Épidémie »

Photo : Image tirée de la série « Épidémie », produite par Québecor Contenu et Sphère Média Plus, et diffusée à TVA

Avant d'incarner une doctorante en biochimie d'origine inuit dans la série Épidémie, diffusée à TVA, Nancy Saunders n'avait jamais joué au petit écran. C'est un peu malgré elle que cette artiste visuelle a été propulsée dans l'univers de la télévision. Originaire de Kuujjuaq, au Nunavik, Nancy Saunders espère que son passage à la télévision aidera à faire tomber les préjugés sur les Inuit.

Née d’une mère inuk et d’un père non autochtone, Nancy Saunders se considère d’abord et avant tout comme une Inuk : J’ai grandi avec la chasse et la pêche. Je n’ai pas vraiment de lien avec mon côté québécois, à part le fait que je parle français.

Alors qu'elle travaillait comme assistante pour la pièce de théâtre Aalaapi, elle s’est fait inviter à monter sur scène, une première expérience pour cette artiste visuelle. C’est là que l’un des auteurs de la série Épidémie l’a remarquée et lui a proposé de participer aux auditions pour le rôle de Nelli.

Nancy Saunders a d’abord refusé l’offre. Moi, je suis une artiste visuelle, souligne-t-elle. Je fais des choses pour que les gens les regardent. C’est très rare que je sois le centre de l’attention.

Elle a toutefois vite succombé à la curiosité. Je suis curieuse d’essayer toutes sortes de choses, explique l’artiste. Je fais de la peinture, du dessin, de la sculpture, des chants de gorge et maintenant du théâtre. Donc, il n’y avait pas grand-chose qui m’arrêtait pour jouer ce rôle.

Nancy Saunders déplore la persistance des préjugés entourant les Inuit. Elle insiste sur le fait que la culture inuit possède ses charmes et qu’elle est en constante évolution pour épouser la modernité.

Ma mère, c’était la première à avoir une job. Ma grand-mère a été la première à vivre la sédentarisation. Et moi, je fais partie de la génération qui embrasse cette modernité.

Nancy Saunders, artiste visuelle et actrice

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