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Pénurie d’enseignants : les directions d’écoles se font rassurantes

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Pénurie d’enseignants : les directions d’écoles se font rassurantes

Une salle de classe vide

Plusieurs écoles du Québec sont aux prises avec une pénurie d'enseignants.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Les cas où plus d'une dizaine d'enseignants se succèdent dans une même classe sont exceptionnels, selon la présidente de l'Association montréalaise des directions d'établissements scolaires, Hélène Bourdages. Elle soutient que les écoles ont tous les outils nécessaires pour aider les enfants à bien vivre leur apprentissage malgré la pénurie d'enseignants.

Les cas où il y a plus de trois enseignants dans une classe ne sont pas nombreux, mais ça peut arriver, affirme Hélène Bourdages. À sa connaissance, il n’y a pas de classe qui a vu défiler plus de huit enseignants différents dans une même année, à Montréal.

Si elle ne s’attend pas à ce que la pénurie se résorbe avant quelques années, elle assure que les enfants sont bien encadrés pour que cette instabilité ait le moins de conséquences possible sur leur apprentissage : Il y a un travail d’équipe qui se fait, avec l’équipe du cycle, avec les orthopédagogues, avec les conseillers pédagogiques, avec la direction de l’école. Ce n’est pas comme si on regardait la classe aller en disant "Tant pis pour eux, ils n’ont pas été chanceux."

Hélène Bourdages soutient que la majorité des enfants qui vivent une succession d’enseignants tolèrent bien cette situation.

Elle invite les parents à faire part de leurs inquiétudes à la direction de l’école de leur enfant afin d’établir un plan de match pour l’aider dans ses études.

Hélène Bourdages ajoute que les centres de services – qui ont remplacé les commissions scolaires – mettent tout en œuvre pour recruter des enseignants. Cela inclut d’aller chercher des employés en France ou des personnes qui ont un diplôme dans l’une des matières enseignées sans avoir nécessairement un baccalauréat en enseignement.

Le problème est plus cruel au primaire parce qu’on veut des gens qui ont un diplôme en pédagogie, explique-t-elle. Il faut savoir enseigner les mathématiques, il faut savoir tenir sa classe, il faut comprendre la psychologie de l’enfant aussi.

Elle se réjouit du fait que les universités ont augmenté de 7 % à 15 % le nombre d’étudiants qu’elles acceptent dans leurs programmes d’enseignement. Hélène Bourdages espère que cela permettra d’avoir plus de diplômés en enseignement.

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