•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Victoria, Jacques-Cartier, Champlain : à chaque pont son histoire

Le pont Victoria, près de Montréal, à la fin de sa construction, en 1859

Le pont Victoria, près de Montréal, à la fin de sa construction, en 1859

Photo : Getty Images / William England

Pour Montréal, comme pour toutes les autres villes insulaires, les ponts sont des infrastructures essentielles. À travers l'histoire, leur architecture et les méthodes de construction ont énormément évolué, mais la nécessité des ponts est demeurée. Passionné par leur histoire, le directeur à la retraite du Musée des maîtres et artisans du Québec, Pierre Wilson, raconte quelques anecdotes historiques sur les différents ponts de Montréal.

Victoria, la 8e merveille du monde

Le pont Victoria est le premier pont d’importance à Montréal. Inauguré en 1860, il est à l’avant-garde des méthodes d’ingénierie de l’époque. À ce moment-là, c’est le pont le plus long au monde, avec son 1,8 km, et c’est considéré comme la 8e merveille du monde, indique Pierre Wilson.

Pour le construire, on doit faire venir 3000 ouvrirers de la Grande-Bretagne. Cela équivaut, à l’époque, au vingtième de la population de Montréal.

Jacques-Cartier, un travail sous pression

En 1883, lors de la construction du pont de Brooklyn, à New York, de nombreux ouvriers doivent travailler sous l’eau, abrités à l'intérieur de gros caissons pressurisés. Cela ne réussira toutefois pas à les protéger : plusieurs mourront à leur retour à la surface. À cette époque, on ne connaît pas la maladie des profondeurs, le fait que, quand on remonte trop vite, le gaz carbonique s’échappe dans le sang, explique Pierre Wilson.

Heureusement, on ne refait pas les mêmes erreurs lors de la construction du pont Jacques-Cartier, près d’un demi-siècle plus tard. On utilise encore les caissons pressurisés pour permettre aux ouvriers de travailler au fond de l’eau, mais là, on sait quoi faire, souligne Pierre Wilson. On va [suivre une procédure de décompression] avant de sortir les gens.

Champlain, l’occasion ratée

Lorsque l’on construit le pont Champlain, en 1957, c’est la première fois au Canada que l’on utilise la méthode du béton précontraint. Cette technique permet d’obtenir des poutres plus légères, mais très solides grâce aux câbles d’acier qui se trouvent à l’intérieur.

Le problème qu’on a eu avec le pont Champlain, c’est qu’on est au Québec, rappelle Pierre Wilson. Il neige et on met du sel sur les routes. Le béton, comme c’est poreux, le sel y est entré, il a fait rouiller les câbles d’acier et ça a affaibli le pont.

Il ajoute qu’il aurait été possible de rendre le béton moins poreux en le peinturant, et que cela aurait probablement augmenté la durée de vie du pont.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi