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La tarification du stationnement, une question de rareté, d’équité et d'environnement

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

La tarification du stationnement, une question de rareté, d’équité et d'environnement

Un panneau d'avertissement dans une rue du Plateau.

Le nombre de places de stationnement réservées aux détenteurs d'une vignette augmentera de 20 % dans le Plateau-Mont-Royal d'ici l'an prochain.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Alors que l'arrondissement d'Outremont a choisi d'imposer des vignettes de stationnement dans toutes ses rues, l'arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie songe à tarifer quelque 7000 places de stationnement supplémentaires, selon Le Journal de Montréal. Pourquoi ces arrondissements sentent-ils le besoin d'enlever la gratuité du stationnement? Selon le professeur d'urbanisme Jean-Philippe Meloche, la tarification du stationnement est un passage obligé quand l'espace se fait de plus en plus rare.

[Le stationnement sur rue], c’est de l’espace public, mais qui est utilisé à des fins privées, explique Jean-Philippe Meloche. Donc, il faut qu’il y ait un mode de sélection pour savoir qui pourra se stationner dans ces places, qui sont rares.

Depuis longtemps, la rue est considérée comme un espace gratuit que tout un chacun peut utiliser de façon privée. L’espace résiduel sur rue, on va l’offrir pour le stationnement parce que ça ne coûte pas très cher à produire, souligne le professeur d’urbanisme. Certaines rues vont être utilisées en pleine largeur à l’heure de pointe, et hors des heures de pointe, on va laisser les gens stationner parce que, de toute façon, on n’en a pas besoin.

Or, le nombre de voitures ne cesse d’augmenter sur l’île de Montréal. L’espace se fait donc de plus en plus rare et il faut trouver un moyen de le répartir entre les citoyens. La politique du premier arrivé, premier servi n’est pas toujours celle qui nous sert le mieux, estime Jean-Philippe Meloche.

On opte généralement pour l’installation de parcomètres dans les rues commerciales, car ils favorisent le roulement des utilisateurs en décourageant les automobilistes d’occuper l’espace pendant de longues périodes.

Dans les rues résidentielles, les vignettes permettent aux citoyens de rester stationnés plus longtemps.

Une question d’équité

Jean-Philippe Meloche ajoute que la tarification du stationnement permet d’assurer une équité entre les citoyens, car certains résidents ont leur propre stationnement privé. Ces citoyens paient l’infrastructure et paient en plus des taxes sur cette infrastructure, rappelle le professeur.

Une question d’environnement

Certains arrondissements présentent la tarification du stationnement comme une façon de décourager l’utilisation de la voiture, et cela peut-être effectivement un outil efficace, selon Jean-Philippe Meloche.

C’est certain que si les gens n’ont pas de place où stationner à destination, ils vont devoir utiliser d’autres modes de transport, croit-il.

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