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Ces mots sexistes du dictionnaire

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Ces mots sexistes du dictionnaire

Une photo du mot sexisme et de sa définition dans un dictionnaire.

Des militants français dénoncent certaines définitions jugées sexistes dans le Larousse 2020.

Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

Selon le dictionnaire Larousse, une boulangère n'est pas une femme qui confectionne du pain, mais bien « la femme du boulanger ». Et on ne parle pas ici du Larousse de 1952, mais bien de celui de 2020. Des voix s'élèvent d'ailleurs, en France, contre les définitions sexistes contenues dans ce dictionnaire. Selon la linguiste Pierrette Vachon-L'Heureux, qui a travaillé à l'Office québécois de la langue française (OQLF), la France accuse un retard par rapport au Québec sur la féminisation du français.

Le fait que le Larousse considère une présidente comme la femme d’un président et une guerrière comme une jeune femme qui revendique avec agressivité et violence sa place dans la société n’étonne pas Pierrette Vachon-L’Heureux : Nous avons affaire à une autre collectivité que la nôtre. C’est une représentation de cette société, et on voit bien qu’il y a des choses qui traînent.

Dans la société française que l’on connaît, le machisme est plus installé que chez nous. Et ça, ça fait une différence dans ce que les gens veulent projeter dans leur langage.

Pierrette Vachon-L'Heureux, linguiste

Au Québec, le changement de mentalité s’est amorcé dans les années 70. À l’OQLF, à cette époque-là, on a dû proposer des formes pour les fonctions, les métiers dans l’administration publique, se rappelle la linguiste. Alors, ça a donné un élan et c’est là qu’on s’est mis à proposer toutes sortes de formes féminines.

Ce changement est toutefois loin de s’être fait dans l’harmonie. Il y a eu beaucoup de réticences, à plusieurs endroits, mais ça s’est installé petit à petit, affirme Pierrette L'Heureux-Vachon.

Et cette réticence existe toujours à l’heure actuelle en France. La linguiste affirme même que certaines de ses amies françaises se sont fait réprimander pour avoir demandé de se faire appeler directrices.

Sous la pression des militants en France, les responsables du Larousse ont affirmé que des changements seront apportés à la définition de certains mots.

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