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Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

La police de Longueuil veut offrir une formation aux clients de prostituées

Des jambes de femme portant des bas de résille et des souliers à talons hauts.

Ce genre de formation existe déjà depuis 24 ans aux États-Unis.

Photo : iStockphoto

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) souhaite mettre sur pied une formation s'adressant aux hommes qui font appel aux services de prostituées. Selon l'agent Ghislain Vallières, l'objectif d'une telle formation est d'éviter à ces hommes de se retrouver avec un casier judiciaire, tout en les sensibilisant aux conséquences de l'exploitation sexuelle.

Ghislain Vallières précise que la formation ne s’adresserait qu’à une fraction des clients de la prostitution. Ceux qui, par exemple, ont sollicité les services de mineurs en seraient automatiquement exclus.

Le policier rappelle que 20 % des hommes vont solliciter au moins une fois dans leur vie les services d’une prostituée. De ce groupe d’hommes, 6 % seront responsables des trois quarts de la consommation annuelle de prostitution. Ça fait donc un nombre restreint de gens qui ont des déviances, affirme Ghislain Vallières. Eux, ils ne seraient pas admissibles à la formation.

Avec ce projet, le SPAL vise surtout les hommes qui consomment de la prostitution de façon épisodique. Bien souvent, ils sont en couple, ont des enfants et un emploi stable. Ils ont tout à perdre, fait valoir Ghislain Vallières.

Le SPAL profiterait de leur arrestation pour leur offrir de suivre la formation en échange d’un abandon des accusations. Ils sont plus conscients, plus fragilisés à ce moment-là, souligne le policier. Profitons-en pour les rééduquer, parce que peut-être que la société n’a pas su éduquer une partie de ces hommes. Les pulsions sexuelles qu’ils ont, il faut les amener à les contrôler et à y répondre par d’autres moyens.

Ghislain Vallières souligne que trois mythes en particulier persistent chez ceux qui sollicitent des services de prostitution : l’idée que tous les hommes consomment de la prostitution, l’idée qu’ils répondent aux besoins des femmes en les payant pour leurs services, et l’idée que les prostituées ont une libido plus développée que celle des autres femmes.

Le policier ajoute que la formation serait assortie de conditions. Les prévenus pourraient, par exemple, devoir être suivis par des chercheurs.

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