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Un premier baleineau noir aperçu cette année

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Un premier baleineau noir aperçu cette année

Vue aérienne d'une baleine noire avec un petit baleineau à son côté.

Cette baleine noire, née en 2005, a donné naissance à son premier baleineau.

Photo : Clearwater Marine Aquarium (NOAA permit #20556-01)

En ce début de saison de reproduction pour la baleine noire, les océanographes ont une bonne nouvelle : un premier baleineau a déjà été aperçu dans les eaux de l'Atlantique. C'est une lueur d'espoir pour cette espèce en voie de disparition, mais la partie est loin d'être gagnée, selon le président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud.

Les baleines noires sont aussi appelées baleines urbaines, car elles vivent près des côtes industrialisées. Ces baleines ont toujours rencontré l’activité humaine, indique Robert Michaud. Autrefois, c’était les chasseurs; aujourd’hui, c’est la pêche, la navigation et le bruit.

Il précise que l’activité humaine est une grande source de stress et de dangers pour ces mammifères. Plusieurs baleines ont d’ailleurs été retrouvées mortes au cours des dernières années.

Les naissances sont essentielles pour assurer la survie de l’espèce. C’est pourquoi les océanographes se réjouissent autant d’avoir vu un premier baleineau cette saison. C’est une bonne nouvelle, mais un baleineau ne fait pas le printemps, rappelle Robert Michaud. Il faudrait voir près d’une vingtaine de baleineaux pour célébrer cette année.

Seulement sept baleines noires sont nées dans l’Atlantique la saison dernière, et aucune la saison d’avant. Le stress fait en sorte que les femelles sont en moins bonne condition, et il faut être en forme pour donner naissance à des bébés, affirme Robert Michaud.

Il reste donc beaucoup de travail à faire pour assurer la survie de l’espèce, mais heureusement, les efforts mis en place dans les dernières années semblent porter des fruits. Robert Michaud mentionne qu’au début des années 90, on ne dénombrait que 300 baleines noires dans l’océan Atlantique. Elles sont aujourd’hui 400.

Ces animaux ont une résilience hallucinante, tout comme l’océan. Mais il faut comprendre que c’est seulement dans les gestes qu’on pourra sauver ces animaux. Ce n’est pas dans l'apitoiement et l’attente.

Robert Michaud, président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

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