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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Quand l’art est victime du capitalisme

Une banane stochée contre un mur avec du duck tape.

L'oeuvre d'art Comedian, de Maurizio Cattelan.

Photo : Shutterstock / Rhona Wise / EPA-EFE

Une banane vaut-elle 120 000 $? C'est le prix qu'a payé un acheteur pour une banane scotchée à un mur. L'uvre, crée par l'artiste bien connu Maurizio Cattelan, était exposée à la foire d'art contemporain Art Basel de Miami. Pour le critique d'art Nicolas Mavrikakis, cela est la preuve que l'art n'échappe pas au système capitaliste.

Nicolas Mavrikakis se montre très critique à l’endroit des foires d’art. Ce n’est pas nécessairement le plus beau du milieu de l’art qui s’y présente, estime-t-il.

Selon lui, les gens qui y achètent des œuvres ne sont pas toujours attirés par l’art, mais plutôt par les profits. Il y a des gens extrêmement riches qui ne savent plus quoi faire de leur argent et qui le mettent à l’abri en l’investissant dans l’art, affirme Nicolas Mavrikakis.

Il ne désapprouve toutefois pas le message de l’œuvre de Cattelan, qui se veut justement une critique du capitalisme et de l’art comme source de profits. C’est quelqu’un qui se moque beaucoup de l’argent, mais qui en profite, souligne le spécialiste. Mais je crois qu’il a droit à ce paradoxe.

Ce que regrette Nicolas Mavrikakis, c’est que les médias, qui ne parlent pas assez d’art contemporain, à son avis, aient accordé autant d’importance à cette histoire.

Il rappelle que, dans un système capitaliste, c’est la loi de l’offre et de la demande qui établit la valeur économique d’une œuvre. Le marché n’est toutefois pas une garantie de sa valeur artistique, dit-il.

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