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50 ans plus tard, les préjugés persistent envers l’aide sociale

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

50 ans plus tard, les préjugés persistent envers l’aide sociale

Des graffitis sur une façade d'un établissement de la rue Ontario à Montréal.

Selon Serge Petitclerc, les gens ont tort de croire que des prestations d'aide sociale élevées découragent les prestataires de travailler.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il y a 50 ans, l'Assemblée nationale adoptait la Loi sur l'aide sociale. On consacrait ainsi le droit de chaque individu d'avoir accès à un niveau de vie décent. Toutefois, dès le départ, cette loi a suscité de nombreuses craintes et préjugés, et on est passé à côté de son mandat. C'est ce qu'estime le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Serge Petitclerc.

C’est un des grands pans de la Révolution tranquille, l’adoption de cette loi. Pour Serge Petitclerc, il ne fait pas de doute que la Loi sur l’aide sociale avait un noble objectif lorsqu’elle a été adoptée.

Il rappelle qu’avant 1969, l’assistance sociale se faisait sous forme de programmes particuliers destinés à différents groupes : les femmes monoparentales, les personnes invalides, les personnes aveugles, etc. Avec cette loi, ce qu’on est venu dire, c’est que chaque citoyen, chaque citoyenne, peu importe les raisons pour lesquelles il ou elle se retrouve sans revenu, a doit à une assistance publique, mentionne Serge Petitclerc. C’est cet aspect qui était plutôt révolutionnaire à l’époque.

La loi sur l’aide sociale, c’était l’idée qu’on passe de la charité à un droit.

Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté

Il estime par contre que la façon dont l’aide sociale a été organisée à la base l’empêche de jouer pleinement son rôle, car elle est centrée sur le retour au travail plutôt que sur le niveau de vie des bénéficiaires. Serge Petitclerc croit que les prestations sont trop difficiles à obtenir et que les montants ne sont pas assez élevés : Les gens ont à peine la moitié du montant reconnu par les gouvernements comme étant le minimum pour subvenir à ses besoins de base. Le montant de base de l’aide sociale est de 647 $ par mois.

Serge Petitclerc déplore les nombreux préjugés qui persistent autour de l’assistance sociale. Nombreux sont ceux qui pensent encore qu’un montant plus élevé décourage les gens de travailler. C’est une absurdité! s’exclame-t-il. Il affirme que les personnes qui reçoivent le plus d’argent sont les plus nombreuses à retourner travailler. À partir du moment où l'on satisfait ses besoins de base, on peut penser à autre chose, explique Serge Petitclerc. Tu ne peux pas envisager de chercher un emploi ou de retourner aux études si tu luttes pour ta survie.

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