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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 4 novembre 2019

Une chercheuse dénonce la stigmatisation des opioïdes

Publié le

Des comprimés de médicaments
Les opioïdes sont souvent prescrits aux personnes souffrant de douleur chronique.   Photo : CBC

Oui, les opioïdes sont responsables d'une crise de santé publique sans précédent en Amérique du Nord, mais ils sont aussi essentiels dans le traitement des personnes aux prises avec de la douleur chronique. C'est ce que tient à rappeler la chercheuse Manon Choinière, de l'Association québécoise de la douleur chronique. Elle déplore que la crise des opioïdes ait rendu la prescription de ce type de médicaments mal vue.

Il faut sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé à l’impact que la crise des opioïdes peut avoir sur les personnes qui souffrent de douleurs chroniques, affirme Manon Choinière.

Elle rappelle que les opioïdes permettent de réduire la douleur chez les patients, et ainsi de leur redonner une vie presque normale. Or, en raison de la mauvaise presse dont ces drogues font l'objet, des patients hésitent à les consommer, et plusieurs médecins sont réticents à les prescrire.

Manon Choinière craint que certains patients se tournent vers le marché noir pour se procurer de quoi soulager leur mal si leur médecin de famille refuse de leur prescrire des opioïdes, augmentant ainsi leur risque de développer une dépendance.

Selon la chercheuse, seulement 5 % des personnes souffrant de douleur chronique développent une dépendance en consommant les opioïdes qui leur sont prescrits.

La grande majorité des surdoses sont associées au fentanyl contrefait, qui contient plein d’autres substances, souligne-t-elle également.

Est-ce qu’on va pénaliser toute une population de patients à cause de la crise des opioïdes?

Manon Choinière, chercheuse et membre du conseil d'administration de l'Association québécoise de la douleur chronique

Manon Choinière précise que, depuis au moins 10 ans, le Québec est la province où il se prescrit le moins d’opioïdes, et aux doses les plus faibles. Mais, de l’avis de la chercheuse, ce n’est pas forcément positif.

Si elle se garde bien d’affirmer qu’il faut prescrire plus d’opioïdes, la chercheuse souhaite que les personnes souffrant de douleur chronique soient mieux évaluées. Les opioïdes, il faut les prescrire mieux, et aux bonnes personnes, soutient Manon Choinière.

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