•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le 15-18

Avec Alain Gravel

En semaine de 15 h à 18 h

Coroner : un métier pour préserver la vie

Audio fil du lundi 28 octobre 2019
Un corps nu et mort recouvert d'un drap blanc dans un réfrigérateur dans une salle d'autopsie.

Un cadavre sur une table d'autopsie.

Photo : Getty Images / Darrin Klimek

À la tête d'une équipe de quelque 85 personnes, la coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, aime dire qu'elle place la vie au cœur de son travail. À quelques jours de sa conférence Comprendre la mort pour préserver la vie au Salon de la mort, elle explique les rouages de son métier, encore méconnu du public.

Si aujourd’hui les pneus d’hiver sont obligatoires sur les voitures pendant la saison froide, c’est parce qu’un coroner a émis des recommandations en ce sens. Le même scénario s’est produit pour l’interdiction des cellulaires au volant, les barrières anti-suicide sur les ponts et l’obligation d’installer des clôtures autour des piscines privées.

Au quotidien, des coroners collaborent avec des médecins, des chimistes et de nombreux autres spécialistes afin de déterminer les causes et les circonstances entourant des morts obscures, violentes ou issues de négligences. L’objectif : éviter qu'une telle situation se produise de nouveau.

« Sur 65 000 décès par an au Québec, environ 5500 font l’objet d’une enquête du coroner », indique-t-elle.

Mais contrairement à ce que les gens pensent, les coroners émettent des recommandations pour seulement 7 % de ces dossiers.

« On ne recommande pas pour recommander. Il faut que ça ait un impact. Il faut qu’on s’assure que ça puisse amener des changements pour prévenir des décès », mentionne-t-elle.

Un métier loin d’être facile

Bien que le profil de cet emploi attire beaucoup de candidats, être coroner comprend son lot de défis. Pour pouvoir exercer ce métier, il faut d’abord être médecin, avocat ou encore notaire, et pratiquer ces tâches en même temps que celles de coroner. Plusieurs parviennent avec difficulté à cumuler les deux emplois.

Puisqu'il nécessite d'être constamment en contact avec des personnes endeuillées et qu'il est lié à des cas de mort souvent tragique, ce travail peut rapidement avoir un effet néfaste sur la santé mentale.

« On essaie de donner [aux coroners] le maximum de soutien et le maximum de formation pour les garder avec nous », insiste Pascale Descary.

Le Salon de la mort, qui en est à sa deuxième année, se déroule les 2 et 3 novembre prochain au Palais des congrès de Montréal.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi