Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 16 octobre 2019

Où sont les Autochtones dans la campagne électorale?

Publié le

Alexis Wawanoloath derrière un micro dans un studio radio de Radio-Canada.
L'analyste politique et ex-député provincial Alexis Wawanoloath   Photo : Radio-Canada

Alors que Justin Trudeau avait fait de la réconciliation avec les Autochtones l'un de ses chevaux de bataille lors de la campagne électorale fédérale de 2015, les enjeux touchant les Premières Nations semblent passer sous le radar cette fois-ci. C'est ce qu'observe l'analyste politique et ex-député provincial Alexis Wawanoloath.

Il affirme que le chef libéral Justin Trudeau a marqué le pas en mettant de côté cette année les enjeux propres aux Premières Nations : Si un des principaux candidats diminue le temps qu’il consacre aux questions autochtones, ça a un effet sur les autres candidats.

Alexis Wawanoloath souligne que plusieurs communautés autochtones ont été déçues du premier mandat de Justin Trudeau. La différence avec 2015, c’est qu’on a pu voir les libéraux à l’œuvre, dit-il. Ils ont eu le temps de mettre en place des politiques. Mais on a beaucoup de déception chez les communautés autochtones face à toutes les attentes qui avaient été créées.

Il concède néanmoins qu’il est impossible de mettre fin à 150 ans de colonialisme en un mandat.

Alexis Wawanoloath a remarqué que lorsqu’il est question des Autochtones, la plupart des partis parlent de réconciliation. Pourtant, on n’est pas rendu à la réconciliation, croit-il. Il faut d’abord qu’on parle de colonisation et de restitution.

Sur ce plan, il salue le Parti vert, qui mentionne dans sa plateforme l’importance de sortir du colonialisme. On n’est pas dans l'euphémisme, ici, estime Alexis Wawanoloath.

L’analyste politique aurait souhaité que les partis prennent des engagements clairs concernant les femmes et les filles disparues ou assassinées de même que sur la crise du logement dans les communautés.

Il se réjouit toutefois de voir que, comme leur poids démographique augmente plus rapidement que celui du reste de la population, les Autochtones prennent de plus en plus de place sur la place publique. Il note que les partis recrutent de plus en plus de candidats autochtones à travers le Canada.

Chargement en cours