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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 14 octobre 2019

Maltraitance envers les aînés : « Allez voir vos proches! »

Publié le

Une main d'homme tient la main d'une femme âgée tenant une canne.
Seulement un résident de CHSLD sur quatre reçoit régulièrement la visite de ses proches.   Photo : Getty Images / Dean Mitchell

Pour le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, l'un des meilleurs moyens de protéger les aînés vulnérables des abus qui les guettent dans le réseau de la santé est de les visiter régulièrement. Il demande aussi des sanctions contre ceux qui commettent de tels abus.

Une enquête de La Presse révèle que 860 cas de maltraitance ont été rapportés au cours de la dernière année dans le réseau de la santé. La majorité de ces plaintes concernent des personnes âgées. C’est une catastrophe! s’insurge Paul Brunet.

Il mentionne que seulement un résident de CHSLD sur quatre reçoit régulièrement la visite de ses proches. Selon lui, les personnes qui reçoivent peu de visite sont les plus à risque. Nous avons nous-mêmes, comme citoyens, comme membres d’une famille, le devoir de retourner voir nos gens, croit-il.

Sanctions demandées

Paul Brunet déplore qu’aucune sanction n’ait été prévue contre les personnes qui maltraitent les aînés dans la loi adoptée par les libéraux en 2017. Quelle honte à ceux qui ont adopté cette loi! s’exclame-t-il. Ça prend quelque chose de plus mordant.

Il fait remarquer que la loi contre la maltraitance des animaux adoptée en 2015 comprend tout un chapitre sur les infractions pénales. Il n’y a aucune raison pour que les personnes âgées ne soient pas mieux protégées que les animaux, pense-t-il.

Paul Brunet demande également aux syndicats et aux gestionnaires de travailler de pair pour s’assurer que les employés qui commettent de la maltraitance soient congédiés.

On a besoin de gars et de filles qui mettent leurs culottes, syndicats et employeurs, pour congédier les pourris qui abusent de nos aînés. Tout le monde sait, dans les établissements, qui sont les imbéciles. Il suffit de les dénoncer, tout le monde ensemble.

Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades

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