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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 9 octobre 2019

Plaintes liées à la gestion privée d’un centre communautaire

Publié le

Le Centre Jean-Claude-Malépart. On voit des vélos et des trotinettes électroniques devant l'entrée.
Les usagers du Centre Jean-Claude-Malépart se plaignent de la gestion de l'établissement, récemment confiée à une entreprise privée québécoise.   Photo : René Saint-Louis

Le Centre Jean-Claude-Malépart, l'un des plus importants centres de sports et de loisirs à Montréal, est géré par une entreprise privée québécoise, Sodem. Autrefois, la gestion était confiée à la Corporation du Centre Jean-Claude-Malépart, un organisme à but non lucratif créé à cet effet par la Ville de Montréal il y a 24 ans. Mais depuis l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, la Ville est obligée de lancer un appel d'offres pour tout contrat dépassant 360 000 $.

Depuis le changement de garde, survenu le 1er juillet dernier, certains usagers se plaignent d’une baisse dans la qualité des services et de difficultés à s’inscrire aux activités et aux cours. Les coûts de location de certaines salles ont plus que doublé. Le Centre accuse notamment une baisse de 35 % des inscriptions. Les bureaux de la Corporation sont difficiles à trouver quand vient le temps de s’inscrire et ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Mon fils faisait un cours de robotique et un cours de natation. Pour accéder à l’accueil, il faut aller dans un endroit auquel je n’arrive pas à accéder avec mon triporteur.

Malika, mère d’un usager du Centre Jean-Claude-Malépart

Les revenus de la Corporation qui administrait autrefois le Centre ont chuté de 50 % depuis l’arrivée de Sodem à titre de gestionnaire.

Les gens de la Corporation ont été repoussés dans un petit bureau. [...] On a peur qu’à moyen terme, elle fasse faillite et que toutes les activités se retrouvent entre les mains de l’entreprise privée Sodem, et que les activités soient de moins en moins accessibles aux gens moins fortunés du quartier.

Yves Chartrand, citoyen engagé dans le Groupe d’intervention Sainte-Marie

Le conseil d’arrondissement a reçu des plaintes de citoyens et a ainsi créé un comité de suivi où siégeront des citoyens. Le comité devra notamment se pencher sur des travaux pour faciliter l’accès à l’accueil et à l’inscription et sur l’appel d’offres qui y sera lié.

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