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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Rajeunir la forêt de force, une stratégie incomplète selon un expert

Audio fil du mardi 1 octobre 2019
Une terre à reboiser

Une terre à reboiser

Photo : Radio-Canada

« C'est contre-intuitif, sans être dénué de logique, mais il y a des raccourcis là-dedans. » C'est ce que croit le professeur de politique forestière à l'Université Laval Luc Bouthillier de l'idée lancée par le gouvernement du Québec d'augmenter les coupes dans les forêts pour planter de nouveaux arbres dans le but de réduire les gaz à effet de serre (GES).

Bien que le scientifique reconnaisse que les arbres deviennent, en fin de vie, moins efficace dans leur captation du dioxyde de carbone, il estime que l’idée du ministre de la Forêt, Pierre Dufour, fait abstraction de plusieurs éléments importants, notamment le fait que les jeunes arbres peuvent mettre jusqu’à 35 ans pour devenir efficace dans leur lutte contre les GES.

Ce bout-là de l’histoire, le ministre n’en a pas parlé.

Luc Bouthillier, professeur de politique forestière à l'Université Laval

De plus, « c’est bien beau d’accélérer la coupe des arbres matures et fatigués, mais ça devient important d’arrimer ce plan de récolte additionnelle » à une stratégie qui permet de mettre le bois à profit pour un effet plus immédiat, estime Luc Bouthillier.

Le professeur Bouthillier estime que l’industrie forestière du Québec est mûre pour une nouvelle vision. Il estime qu’on peut en faire encore plus à ce sujet qu’à l’heure actuelle. Selon lui, on aurait tout intérêt à se pencher sur les systèmes de construction en bois pour avoir des bâtiments plus efficaces dans leur séquestration du CO2, plus durables dans le temps, et qui coûteraient moins cher à chauffer et à climatiser.

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