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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 1 octobre 2019

Combattre le harcèlement de rue en changeant de cible

Publié le

Une jeune femme marche avec inquiétude dans la rue le soir.
Le harcèlement de rue et le «catcalling» peuvent créer un sentiment d'insécurité, particulièrement pour les femmes et les membres de la diversité sexuelle et de genre.   Photo : iStock

Le Centre d'éducation et d'action des femmes (CEAF) de Montréal estime qu'il faut cesser de responsabiliser uniquement les femmes qui sont victimes de harcèlement sexuel dans la rue ou dans les transports en commun. La militante du CEAF Audrey Simard explique que l'organisme lancera bientôt une campagne de sensibilisation dans le Centre-Sud de Montréal, qui visera notamment les harceleurs eux-mêmes, les témoins et les autorités.

On veut dire aux harceleurs qu’ils sont responsables de leurs actes. On veut mettre fin à l’indifférence générale de la population et abaisser le seuil de tolérance. On veut mobiliser les témoins pour qu'ils agissent avec les femmes intimidées et déculpabiliser les femmes pour leur dire qu’elles ne sont pas seules.

Audrey Simard, militante, Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal

En cours d’entretien, Audrey Simard dresse un portrait du harcèlement de rue, en expliquant que les femmes trans, autochtones, lesbiennes, arabes et à mobilité réduite sont particulièrement visées. Les gestes harcelants prennent différentes formes : les femmes se font suivre, sont la cible de commentaires déplacés sur leur apparence, sont interpellées de façon excessivement familière ou sont témoins d’hommes qui se masturbent devant elles.

Le CEAF, qui lutte contre le harcèlement depuis 7 ans, déplore qu’il existe peu de données sur l’ampleur du phénomène au Québec. En 2016, il a mené une étude maison en récoltant 250 témoignages de femmes, dont 94 % disent avoir été victimes de harcèlement de rue.

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