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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 18 septembre 2019

Comment protéger les aînés sans s’ingérer dans leur vie?

Publié le

Une main d'homme tient la main d'une femme âgée tenant une canne.
Seulement un résident de CHSLD sur quatre reçoit régulièrement la visite de ses proches.   Photo : Getty Images / Dean Mitchell

Selon la présidente de l'Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées, Judith Gagnon, le décès, l'an passé, d'un couple d'octogénaires isolé n'est pas un cas d'exception. Elle souligne toutefois qu'il n'est pas facile d'aider les aînés sans bousculer leur vie.

Judith Gagnon rappelle que les deux octogénaires en question avaient reçu la visite d'employés d'un CLSC, qui leur avaient suggéré de recevoir des services et d’envisager la possibilité de déménager en CHSLD, ce qu’ils ont refusé. La situation est dramatique, mais je comprends ces personnes aînées d’avoir refusé des services, affirme-t-elle.

Elle fait remarquer que, pour ces personnes vulnérables, accepter des soins signifie bien souvent perdre le contrôle sur une partie de leur vie. Cela crée un grand sentiment d’insécurité : Elles ne veulent pas quitter ce qu’elles ont parce que c’est ce qu’elles connaissent.

Judith Gagnon souligne également que, dans le cas des deux octogénaires, il y avait aussi la crainte d’être séparés s’ils acceptaient d’être transférés en CHSLD.

Quelle est la limite entre la protection des personnes et l’ingérence dans leur vie?

Judith Gagnon, présidente de l'Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées

Judith Gagnon insiste sur l’importance, pour le réseau de la santé, d’être plus vigilant à l’égard des aînés qui sont isolés. Elle déplore que le CLSC qui avait approché le couple d’octogénaires n’ait pas fait de suivi par la suite.

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