Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 10 septembre 2019

Réforme du mode de scrutin : les avantages et inconvénients d'un référendum

Publié le

Une main qui dépose un bulletin de vote dans une boite de scrutin sur fond de drapeau québécois.
François Legault s'était engagé en campagne électorale à instaurer un mode de scrutin proportionnel mixte.   Photo : getty images/istockphoto / Niyazz

Pour Jean-François Daoust, post-doctorant en sciences politiques à l'Université McGill, l'organisation d'un référendum sur le mode de scrutin aura l'avantage de mobiliser la population et de lui permettre de s'informer sur cet important enjeu, mais les chances sont grandes qu'il se solde par le statu quo.

L’expert en études électorales et en opinion publique affirme qu’un référendum obligera le camp de la réforme et celui du statu quo à s’organiser et à mobiliser les électeurs. Ça pousse toutes sortes d’organisations à informer les citoyens, dit-il.

Le premier ministre François Legault a indiqué qu’il voulait un consensus avant de réformer le mode de scrutin dans la province. Selon Jean-François Daoust, 70 % des députés à l’Assemblée nationale sont associés à un parti qui s’est montré favorable à la réforme du mode de scrutin. Pour certains, cela est un consensus suffisant, mais pour d’autres, le référendum est nécessaire.

Si, par hasard, le gouvernement Legault avait des députés d’arrière-ban qui commençaient à avoir peur de perdre leur circonscription, il peut bien vouloir avoir l’air vertueux et dire qu’il va consulter [la population], croit Jean-François Daoust.

Il mentionne toutefois que la plupart des référendums mènent au statu quo.

Dans tous les cas, Jean-François Daoust estime que la question de la réforme du mode de scrutin mérite que l’on s’y attarde sérieusement : Parfois, on la traite comme une politique publique comme une autre, mais c’est vraiment la proposition institutionnelle la plus fondamentale, outre l’indépendance du Québec. Donc, il faut lui accorder une attention particulière.

Chargement en cours