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Le bilinguisme au Canada : un équilibre toujours fragile

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Le bilinguisme au Canada : un équilibre toujours fragile

Audio fil du vendredi 6 septembre 2019
Hello! / Bonjour! sur un tableau

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Photo : iStock / iStockPhoto

Un demi-siècle après l'entrée en vigueur de la Loi sur les langues officielles, le bilinguisme a fait d'énormes progrès à plusieurs endroits au Canada. Toutefois, comme le rappelle l'historien Serge Dupuis, l'équilibre demeure fragile entre le français et l'anglais.

Le bilinguisme franco-anglais est plus répandu aujourd’hui qu’il ne l’était dans les années 60, surtout au Québec, affirme Serge Dupuis. Le taux de bilinguisme a doublé chez les francophones et triplé chez les anglophones de la province depuis l’adoption de la loi.

Il a toutefois peu évolué chez les anglophones hors Québec. Ils sont désormais 7 % à connaître le français, contre 3 % en 1971.

Au total, c’est 18 % de la population canadienne qui est aujourd’hui bilingue.

Serge Dupuis rappelle que la Loi sur les langues officielles oblige le gouvernement fédéral à :

  • offrir des services dans les deux langues;
  • avoir une représentation des francophones dans la fonction publique;
  • faire du français une langue de travail.

Dans les deux premiers cas, on a atteint un seuil acceptable dans la première décennie, indique l’historien. Pour ce qui est du français comme langue de travail, c’est là où les rapports de force sociologiques continuent de se révéler. On peine toujours à faire du français une langue de travail.

Si le français se porte bien dans certaines régions du Québec, de l’Ontario, de l’Acadie et du Manitoba, il demeure fragile à d’autres endroits. C’est ce qui fait dire à Serge Dupuis qu’il n’existe pas un, mais plusieurs rapports de force entre les deux langues officielles selon l’endroit où l’on se trouve au Canada. Selon lui, on assiste dans certains cas à une secondarisation du français chez les francophones.

Mais en même temps, il n’y a jamais eu autant d’anglophones qui ont une connaissance du français, ajoute-t-il.

Il rapporte les paroles du politologue Jean Laponce, qui disait que les langues se chassent : Ce qu’il essayait de dire avec cette image-là, c’est que finalement, l’équilibre est toujours fragile. Il va toujours y avoir des espèces de rapports de force entre les langues.

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