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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 15 août 2019

La pollution lumineuse, une nuisance pour les plantes et les animaux

Publié le

En haut, on voit des gratte-ciel de Montréal et de bas, des voitures circulent dans la nuit.
Le centre-ville de Montréal, la nuit.   Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

On connaît bien les effets de la pollution lumineuse sur l'être humain, mais on oublie parfois qu'elle a aussi des conséquences sur la faune et la flore. Le directeur du Planétarium Rio Tinto Alcan, Olivier Hernandez, explique comment les lumières de nos villes affectent la nature qui nous entoure.

La pollution lumineuse, ce sont toutes les lumières qui sont là et qui nous empêchent de voir correctement les étoiles ou notre environnement et qui nous empêchent de faire la différence entre le jour et la nuit, explique Olivier Hernandez.

Il rappelle que toutes les espèces biologiques, incluant les végétaux, ont un cycle circadien qui régule leurs périodes de veille et de sommeil. Or, la lumière influence ce cycle circadien. À certains endroits, la pollution lumineuse est tellement forte que les animaux et les plantes n’ont plus de notion du jour et de la nuit. La luminosité constante peut, par exemple, amener certains arbres à ne plus perdre leurs feuilles.

La lumière a aussi tendance à effrayer les animaux. Des études montrent qu’une simple lumière d’environ 200 watts fait dévier un animal de 45 degrés de sa trajectoire, indique Olivier Hernandez.

Quand la lumière est dirigée vers le ciel, elle peut, par exemple, créer l'effet d'un mur pour une population d’oiseaux et nuire à leur reproduction.

Selon Olivier Hernandez, le phare de la Place Ville-Marie est un exemple de lumière nuisible.

À ceux qui invoquent l’argument de la sécurité, il répond qu’il n’existe aucune preuve que la lumière permet d'avoir un environnement plus sécuritaire.

Des solutions

Quand vient le temps de parler des solutions à la pollution lumineuse, Olivier Hernandez donne l’exemple de l’Observatoire du Mont-Mégantic, qui a réussi à devenir une réserve de ciel étoilé grâce à l’adoption de quatre mesures pour éliminer la pollution lumineuse :

  • diriger l’éclairage vers le bas plutôt que vers le ciel;
  • changer la couleur des ampoules pour privilégier les couleurs chaudes;
  • baisser l’intensité de la lumière;
  • réduire les périodes d’éclairage.

Olivier Hernandez suggère aux villes d’installer des lumières dotées de capteurs de mouvements, qui s’allument seulement lorsque quelqu’un passe à proximité. Il y a toujours une façon de s’entendre et de faire plaisir à tout le monde, croit-il.

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