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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 6 août 2019

4 solutions pour rendre les échangeurs plus sécuritaires

Publié le

Le devant du poids-lourd est complètement démoli.
L'état du semi-remorque témoigne de la violence de l'impact.   Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

À la suite de l'accident qui a fait quatre morts et trois blessés graves sur l'autoroute 440, à Laval, plusieurs personnes réclament des mesures pour sécuriser les zones de croisement d'autoroutes. C'est le cas de la spécialiste en génie routier Michèle St-Jacques, qui propose quatre solutions.

1. Une meilleure signalisation

Il y a beaucoup de problèmes avec les zones d’entrecroisement, dans toute la région métropolitaine, croit Michèle St-Jacques.

L’un de ces problèmes vient du fait que les files pour passer d'une autoroute à une autre sont souvent très longues. Plusieurs automobilistes tentent de s’insérer dans ces files à la dernière minute, soit pour contourner la congestion, soit parce qu’ils n’ont pas vu qu’il s’agissait de la file pour la sortie.

Si le panneau de présignalisation est à un kilomètre de la sortie, et que la file fait un kilomètre et demi, les gens ne savent pas que c’est la sortie, observe la spécialiste.

Elle suggère donc d’installer des panneaux plus tôt sur le trajet pour annoncer les sorties.

2. Des lignes de marquage pleines

Michèle St-Jacques approuve l’idée du gouvernement d’allonger la ligne pleine qui interdit aux automobilistes de changer de voie pour prendre la sortie.

Ça permet aux véhicules d’être un peu protégés quand ils sont dans la file d’attente, parce que, en principe, il n’y a personne qui devrait pouvoir couper une ligne pleine, estime-t-elle.

3. Des obstacles physiques pour empêcher le changement de voie

Malgré tout, la réflexion de Michèle St-Jacques va plus loin que la simple idée de prolonger les lignes pleines : Est-ce qu’un marquage continu va vraiment régler le problème? Je ne le sais pas. Il y a beaucoup d’automobilistes qui coupent les lignes pleines au Québec.

Elle évoque donc la possibilité d’installer des barrières physiques sur ces lignes de marquage, du moins pendant la période estivale.

4. Une surveillance accrue

Parallèlement aux lignes de marquage et aux obstacles physiques, la spécialiste préconise une surveillance policière accrue dans les zones d’entrecroisement pour décourager les automobilistes de couper les files aux sorties.

La problématique des poids lourds

Les véhicules lourds, c’est vraiment une problématique spéciale au Québec, soutient la spécialiste. Ils sont notamment plus gros et plus chargés que ceux que l’on retrouve en Europe, et leurs angles morts sont particulièrement importants.

Une illustration montrant un camion semi-remorque vu de haut entouré de formes rouges.
Les zones en rouge représentent les angles morts d'un camion semi-remorque.   Photo : SAAQ

Michèle St-Jacques souhaiterait que les camions soient dotés de barres latérales, comme cela se voit ailleurs dans le monde, pour empêcher les voitures de glisser en dessous en cas de collision.

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