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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 1 août 2019

Rencontre avec le premier Québécois champion du monde de Scrabble classique

Publié le

Lettres de Scrabble
Lettres de Scrabble   Photo : Radio-Canada / CBC

Francis Desjardins a 27 ans, et c'est un passionné de Scrabble. Il a remporté, la semaine dernière, le championnat mondial de Scrabble version classique; il est le premier Québécois à le faire.

Francis Desjardins n’en est pas à son premier titre au Scrabble. En 2011, il a été sacré champion du monde en formule duplicate. La majorité des compétitions en français se déroulent dans cette formule, qui élimine le facteur chance en faisant jouer les concurrents avec les mêmes lettres et la même grille.

Dans la formule classique, qui est celle connue du public, chaque adversaire pige ses lettres au hasard. En un sens, la formule classique est beaucoup plus riche puisqu’on doit non seulement chercher les solutions les plus payantes, mais on doit aussi considérer les autres solutions qui sont moins payantes, mais qui nous permettraient d’avoir de meilleures chances de gains, estime Francis Desjardins.

C’est en voyant jouer le champion du monde de Scrabble français Nigel Richards que le Québécois a eu envie de s’essayer à la formule classique. Le voir jouer en classique; voir sa stratégie; voir comment il leurre son adversaire; comment il joue bien les fins de partie : ça m’a beaucoup impressionné et ça m’a donné le goût de jouer au classique plus sérieusement, explique-t-il.

Pourtant, Nigel Richards, qui est Néo-Zélandais, ne parle aucunement français. Il a simplement appris par cœur tous les mots du dictionnaire de référence du Scrabble. Il connaît donc probablement plus de mots que n’importe quel francophone, mais sans savoir leur signification.

Le voir jouer, c’est comme voir un ordinateur, affirme Francis Desjardins. Il arrive toujours à trouver les solutions les plus payantes, et ce, en quelques secondes.

Lui-même s’évertue à apprendre les mots du dictionnaire, sans toujours en connaître la définition.

Une passion peu lucrative

Le champion québécois a remporté 750 euros avec son titre. On est bien loin des bourses que les champions du monde d’échecs obtiennent, souligne-t-il.

Les commanditaires ne sont peut-être pas au rendez-vous, mais cela lui importe peu : On ne joue pas au Scrabble pour faire de l’argent. C’est une passion; on joue pour le plaisir.

Francis Desjardins se réjouit aussi de pouvoir voyager à moindre coût dans toute la francophonie.

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