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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 23 juillet 2019

Réseaux sociaux au travail, une inquiétude pour les employeurs

Publié le

Des mains tenant un téléphone intelligent devant un bureau sur lequel se trouvent des crayons et un ordinateur.
L’utilisation d'Internet et des réseaux sociaux à des fins personnelles au bureau inquiète de plus en plus les employeurs.   Photo : getty images/istockphoto / HAKINMHAN

En France, selon un sondage récent, la moitié des travailleurs avouent utiliser leur téléphone et Internet à des fins personnelles au bureau. Cette utilisation des technologies de l'information inquiète de plus en plus les employeurs, qui ont tout intérêt à bien l'encadrer, estime l'avocate Marianne Plamondon, spécialisée en droit du travail.

Si l’effet des technologies de l’information sur la productivité des employés n’a pas encore été mesuré, les études qui ont été menées sur le sujet révèlent au moins une chose : les réseaux sociaux apportent une surcharge psychologique au travailleur, ce qui augmente le risque qu’il s’absente pour un congé de maladie.

Lorsqu’il met des technologies à la disposition de ses employés, comme un ordinateur, Internet ou un téléphone intelligent, l’employeur peut s’attendre à avoir le contrôle de l’utilisation qui en est faite, mais Marianne Plamondon précise que ces outils s’accompagnent d’une attente de vie privée. Un employeur ne pourrait donc pas, par exemple, demander à consulter tous les courriels qui sont envoyés par un employé, à moins que sa politique d’utilisation des technologies de l’information soit très claire à ce sujet.

Les employeurs ont donc tout intérêt à créer des balises pour utiliser les technologies de l’information et des communications durant les heures de travail, affirme l'avocate. Ce sont ces balises qui permettent à l’employeur d’intervenir auprès des employés qui abusent des technologies.

Et si on est dépendant?

Marianne Plamondon rappelle que la cyberdépendance est un handicap reconnu par la Charte des droits et libertés de la personne et qu'elle s’accompagne d’une obligation d’accommodement de la part de l’employeur.

Dans un tel cas, l’employeur va devoir accompagner l’employé dans un plan d‘accommodement pour l’aider à sortir de cette dépendance et lui offrir les outils pour qu’il puisse se réhabiliter et reprendre son travail de façon normale, explique-t-elle.

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