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Des femmes autochtones en détresse au square Cabot

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des femmes autochtones en détresse au square Cabot

Audio fil du mercredi 5 juin 2019
Profil d'une femme emmitouflée dans ses vêtements et assise dans un escalier.

Une femme demande la charité dans des marches.

Photo : iStock

Quatre femmes autochtones qui fréquentaient le square Cabot, à Montréal, sont mortes depuis le mois de décembre. Selon la coordonnatrice du projet Iskweu, du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, Jessica Quijano, le déménagement du centre Open Door a accentué la détresse des Autochtones qui fréquentent le secteur.

Les causes de la mort des quatre femmes sont variées : surdose de drogue, problèmes de santé, suicide ou homicide. Mais le point commun, selon Jessica Quijano, est qu’elles fréquentaient toutes le square Cabot.

La population inuite dans ce secteur souffre beaucoup, affirme-t-elle. Il n’y a vraiment pas beaucoup de services les soirs, les fins de semaine. Et il y a énormément de violence.

Ces femmes sont venues à Montréal pour obtenir des services médicaux, trouver un emploi ou fuir la violence. Depuis les années 70, le square Cabot est considéré par les communautés autochtones comme leur lieu de rassemblement à Montréal. Jusqu’à tout récemment, elles avaient accès à un centre de jour auquel elles pouvaient recevoir des services, même en état d’intoxication.

Le centre Open Door a toutefois déménagé sur Le Plateau-Mont-Royal en raison de l’embourgeoisement, selon Jessica Quijano. Elle soutient qu’aucun propriétaire n’acceptait d’accueillir le centre en raison de la population autochtone souvent intoxiquée qui le fréquente.

Elle est convaincue que le départ de ce centre a aggravé la situation des femmes autochtones du quartier : Tout ce qui se passe cette année, [le fait qu'il] y a beaucoup plus de décès, de violence, on savait que ça allait arriver.

Jessica Quijano précise que la détresse touche aussi les hommes. Douze hommes autochtones seraient morts au cours des derniers mois.

Elle souhaite qu’un centre pour Autochtones ouvert 24 heures sur 24 et pouvant être fréquenté par les personnes intoxiquées ouvre ses portes dans le secteur du square Cabot. Jessica Quijano affirme en faire la demande depuis des années à la Ville de Montréal et au gouvernement, sans succès.

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