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Le homard est encore meilleur quand on sait qu’il vient d'ici

Le 15-18

Avec Martin Labrosse

En semaine de 15 h à 18 h

Le homard est encore meilleur quand on sait qu’il vient d'ici

Audio fil du jeudi 16 mai 2019
Des homards vivants dans un bac.

Depuis plusieurs années, les consommateurs peuvent reconnaître le homard gaspésien grâce au ruban bleu qui entoure ses pinces.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Les Québécois sont de plus en plus soucieux de la traçabilité des produits qu'ils consomment. C'est d'autant plus vrai pour ceux qui viennent de la mer, et la Gaspésie l'a vite compris pour ses homards. Le biologiste Jean Côté est venu en parler au micro d'Annie Desrochers.

Depuis 2012, les produits de la mer venant de la Gaspésie sont identifiés d’un médaillon de traçabilité.

« D’abord et avant tout, on est un petit groupe. On a réalisé il y a longtemps que notre homard est toujours perdu dans la masse. En plus, les gens achètent sans trop savoir d’où [il provient] », indique Jean Côté, biologiste et directeur scientifique du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie.

Grâce au médaillon, les consommateurs s’assurent qu’ils font un achat local tout en protégeant la ressource et l’environnement.

« On compense de 3 à 5 % de nos captures. On produit en laboratoire des bébés homards qu’on met sur les fonds », souligne-t-il.

C’est aussi une question de fierté pour les pêcheurs.

« Il faut comprendre : les [pêcheurs] sont fiers de leur travail. C’est un travail très difficile, saisonnier. Ils se lèvent 68 jours consécutifs très tôt le matin, dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles », explique-t-il.

Une pêche prospère

Depuis 2011, la pêche au homard connaît des années records. La raison est surprenante : il s'agit des changements climatiques.

« Maintenant, avec l’eau qui se réchauffe, ça favorise le homard. Ce sont les larves dans l’eau qui se déplacent et qui se déposent chez nous, plutôt que d’aller plus au sud », dit-il.

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