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Les sports électroniques n’ont pas encore leur place dans les écoles, selon une intervenante en dépendance

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Les sports électroniques n’ont pas encore leur place dans les écoles, selon une intervenante en dépendance

Audio fil du mardi 30 avril 2019
Des jeunes devant leur ordinateur en train de jouer à un jeu vidéo.

Certaines écoles ont commencé à offrir des programmes d'études en sports électroniques.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

La directrice générale et fondatrice du Centre Cyber-aide, Cathy Tétreault, demande au ministre de l'Éducation d'attendre avant de faire entrer les jeux vidéo dans les écoles de la province. Elle estime que le système d'éducation et les parents ne sont pas prêts à faire face aux risques que représentent les sports électroniques.

L’intervenante en dépendance a même écrit une lettre au ministre, dans laquelle elle demande à le rencontrer. Avant de faire entrer les jeux de consoles et ces jeux ludiques comme un sport dans les écoles, il fallait absolument qu’il entende ce que j’ai appris, ce que j’ai étudié et ce que les enfants m’ont appris, dit-elle.

Si elle ne s’oppose pas totalement aux jeux vidéo dans les écoles, Cathy Tétreault affirme néanmoins qu’il faut être très prudent avant d’en faire des outils pédagogiques : Il y a un manque flagrant d’information, d’outils. Il n’y a pas d’études probantes qui montrent que ça peut aider les apprentissages, mais il y a des études qui démontrent très bien qu’il y a une vulnérabilité chez certains jeunes à développer une cyberdépendance.

Elle rappelle que certains jeux vidéo prônent aussi l’hypersexualisation ou sont des lieux virtuels de conflits entre jeunes.

Cathy Tétreault tient également à souligner l’importance des outils traditionnels dans l’éducation des enfants. C’est démontré scientifiquement que les apprentissages se font mieux avec des livres papier parce que le corps participe aux apprentissages, soutient-elle.

C’est une activité qui est ludique, qui est très appréciée chez les jeunes. Il faut s’en servir, mais de façon à ce que la santé, les compétences et les apprentissages soient priorisés.

Cathy Tétreault, directrice générale et fondatrice du Centre Cyber-aide

Cathy Tétreault dit recevoir de nombreux appels de parents inquiets parce que leurs enfants passent beaucoup de temps à jouer à des sports électroniques. Selon elle, ces parents se sentent impuissants et ont besoin d’être mieux informés des risques que représentent les jeux vidéo.

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