Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 24 avril 2019

Des mécaniciens réclament le droit à la réparation pour les véhicules

Publié le

Un garagiste regarde une automobile grise qui est soulevée par un élévateur dans un garage.
Un mécanicien dans un garage   Photo : Radio-Canada / Anne-Andrée Daneau

Quand on pense à l'obsolescence programmée, on pense surtout aux appareils électroniques. Mais les véhicules aussi sont de moins en moins faciles à réparer avec l'électronisation grandissante. Le directeur général de l'Association des industries de l'automobile du Canada, Roger Goudreau, réclame une loi pour forcer les constructeurs automobiles à donner accès à l'information des véhicules pour que ces derniers puissent être entretenus et réparés.

Roger Goudreau affirme qu’il a toujours existé une entente entre les manufacturiers et les mécaniciens pour que l’information et les pièces de chaque véhicule soient accessibles.

Mais cette entente est de moins en moins respectée, selon Roger Goudreau : Disons que les manufacturiers ne nous simplifient pas la tâche et rendent ça de plus en plus compliqué. Il déplore que certains d'entre eux aient commencé à limiter l’accès aux données des voitures qu'ils produisent.

Il cite la compagnie Tesla comme la championne du secret. Pour travailler sur une voiture Tesla, il faut travailler dans un concessionnaire Tesla, ça nous prend un numéro d’identification pour entrer dans le système du véhicule, soutient-il. Il affirme même que le système est géolocalisé et qu’il ne permet l’accès aux données du véhicule que si celui-ci se trouve dans un concessionnaire Tesla.

Selon Roger Goudreau, cela signifie que si le propriétaire d’un véhicule Tesla tombe en panne à Sherbrooke, il devra faire remorquer son automobile jusqu’à Montréal pour qu’elle se fasse réparer dans un concessionnaire Tesla.

Il demande donc au gouvernement fédéral de légiférer pour obliger les manufacturiers, et pas seulement ceux du secteur automobile, à fournir l’information et les pièces nécessaires à l’entretien et à la réparation des biens qu’ils produisent.

Promouvoir l’entretien

Roger Goudreau croit aussi que l’on devrait faire la promotion de l’entretien des automobiles, en particulier au Québec, où les gens se débarrassent de leur voiture plus tôt que dans le reste du Canada : Ici, au Québec, on laisse partir nos véhicules très rapidement à la casse. Notre moyenne d’âge de véhicule est [moins élevée] d'environ trois ans [par rapport au reste du] Canada.

Il mentionne que dans certaines provinces, les inspections sont obligatoires sur les voitures et qu’un propriétaire peut se voir retirer sa plaque d’immatriculation si son automobile est en mauvais état.

Pour Roger Goudreau, cela permettrait de réduire les coûts environnementaux associés à la fabrication et au transport de véhicules neufs.

Chargement en cours