Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 23 avril 2019

La SPCA de Montréal a 150 ans

Publié le

Des chiens attendent dans leur cage, à la SPCA.
Des chiens en cage attendent d'être adoptés par des familles d'accueil.   Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Notre souci du bien-être des animaux ne date pas d'hier. Il remonte en fait à 1869, année où a été fondé le tout premier organisme de défense des animaux au Canada : la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. L'étudiante à la maîtrise en philosophie Virginie Simoneau-Gilbert s'est intéressée à l'histoire de l'organisme.

La SPCA est née dans un contexte d'industrialisation à Montréal. La population humaine explosait, tout comme celle des chevaux, car il fallait répondre aux besoins du nombre grandissant de citoyens. Les chevaux étaient essentiels à la vie économique et sociale de la ville, souligne Virginie Simoneau-Gilbert.

Elle précise que selon les estimations de l'époque, environ 400 chevaux pouvaient passer sur la rue Saint-Antoine en une heure.

Malgré leur grande utilité, ces animaux n'avaient pas nécessairement droit à un traitement royal. Il n'était pas rare d'en voir s'effondrer dans la rue, morts de fatigue.

Des citoyens ont donc décidé de se regrouper pour défendre les chevaux et réclamer qu'ils soient bien traités. C'était surtout des membres [du monde] des affaires, qui accordaient une grande valeur aux chevaux, à la fois sportive, économique et esthétique, et qui étaient choqués par les comportements de certains charretiers, précise Virginie Simoneau-Gilbert.

Évidemment, ces revendications n'étaient généralement pas bien reçues par les classes populaires, pour qui ces animaux étaient un outil de travail. Dans toutes les métropoles du monde, on assistait vraiment à un clivage de classes sociales entre les dirigeants des SPCA et les ouvriers qui utilisaient les chevaux, affirme l'étudiante.

Des réussites et des échecs

Parmi toutes les victoires de la SPCA au cours des 150 dernières années, Virginie Simoneau-Gilbert se réjouit particulièrement des taux d'adoption que connaissent les refuges. Lorsque le premier refuge de Montréal a été créé en 1914, l'adoption d'animaux abandonnés n'était pas une pratique courante. Aujourd'hui, on observe des taux d'adoption dépassant les 90 % dans les différents refuges de la SPCA.

Néanmoins, l'étudiante se désole que les chirurgies esthétiques pratiquées sur les animaux, comme l'écourtage de la queue, n'aient été interdites que très récemment.

Chargement en cours