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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 18 avril 2019

Que reste-t-il de la conquête de la Lune, 50 ans plus tard?

Publié le

Un astronaute salue un drapeau américain planté sur le sol de la lune.
Le pilote de la mission Apollo 15, James B. Irwin, salue le quatrième drapeau américain planté dans le sol lunaire le 30 juillet 1971.   Photo : Associated Press / Nasa

Dans les années 60 et 70, la conquête spatiale s'est traduite par une folle course entre les États-Unis et l'URSS. Toutefois, lorsque l'objectif Lune a été atteint, les États-Unis se sont vite désintéressés de la sphère blanche. Un demi-siècle plus tard, les yeux étant tournés cette fois-ci vers Mars, on continue de profiter de l'héritage des différentes missions Apollo, selon l'astrophysicien Robert Lamontagne, qui signe la préface du livre Objectif Lune : Apollo, la grande aventure scientifique du XXe siècle.

La conquête de la Lune a permis de faire avancer la science, même si ce n’était pas son objectif premier, selon Robert Lamontagne : On est allé sur la Lune en partie pour les mauvaises raisons, c’est-à-dire pour gagner la course. Accessoirement, on a fait de la science et on a développé des technologies.

C’est en 1961 que le président des États-Unis John F. Kennedy a annoncé pour la première fois qu’un Américain allait marcher sur la Lune avant la fin de la décennie. À cette époque, aucun Américain n’était encore allé dans l’espace. Il a fallu une course folle pour que les États-Unis gagnent leur pari et envoient, huit ans plus tard, Neil Armstrong sur la Lune.

Robert Lamontagne fait remarquer que, huit ans, c’est très peu pour développer un programme spatial. C’étaient des bonds de géants qu’on accomplissait, dit-il. Il souligne qu'à l'époque, on avait une plus grande tolérance au risque qu'aujourd'hui, ce qui accélérait les choses.

Une fois la course gagnée, les Américains se sont vite lassés de la Lune. Les dernières missions Apollo ont d’ailleurs été abandonnées.

Même si la politique était la principale motivation du gouvernement américain pour envoyer un homme sur la Lune, la conquête spatiale a tout de même eu des retombées scientifiques et technologiques, selon Robert Lamontagne. On lui doit notamment la miniaturisation des circuits électroniques, qui a permis de concevoir, des années plus tard, les téléphones intelligents et d'autres appareils électroniques portatifs.

Objectif Mars

Maintenant que la Lune est conquise, c’est Mars qui fait rêver les Américains. Ce nouvel objectif n’est toutefois pas gagné d’avance puisque la planète rouge se trouve à une distance beaucoup plus grande de la Terre.

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