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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 17 avril 2019

Coquerelles à la SQ : un problème d’égouts, selon un expert

Publié le

Des coquerelles nourries avec une bouillie brune faite de restes de table.
Les coquerelles américaines vivent en moyenne 11 mois.   Photo : Reuters / Reuters Staff

Pour le spécialiste en gestion parasitaire Harold Leavey, président des entreprises Maheu Extermination, la présence de coquerelles au siège social de la Sûreté du Québec (SQ), à Montréal, serait liée au réseau d'égouts. Il affirme que tant que les exterminateurs ne s'attaqueront pas à la source du problème, les blattes reviendront.

Tout ce que les gars font, c’est qu’ils vont tuer les blattes, déplore-t-il. Il faut trouver le pourquoi. Et le pourquoi, c’est des égouts brisés.

Harold Leavey indique que l’usine se trouvant en face du bâtiment de la SQ a connu un important problème de blattes il y a quelques années. Il est convaincu que les insectes ont infesté l’immeuble voisin en passant par le réseau d’égouts, qui serait brisé à cet endroit.

L’expert précise que les coquerelles vues à la SQ sont des blattes américaines, alors que celles que l’on retrouve généralement sur l’île de Montréal sont des blattes germaniques.

Les blattes américaines sont plus grosses que leurs cousines germaniques (elles peuvent mesurer jusqu'à 40 mm), mais elles sont aussi moins nuisibles que ces dernières, puisqu’on les trouve la plupart du temps sur le sol et dans les combles, contrairement aux blattes germaniques qui fourmillent dans les armoires et sur la vaisselle, laissant sur leur passage toutes sortes de microbes.

Selon Harold Leavey, les blattes américaines ne peuvent vivre sans humidité. C’est pourquoi elles se tiennent généralement dans les égouts.

Il donne l’exemple d’un ancien couvent, à Laval, où ses employés ont dû intervenir en raison de la présence de coquerelles sur tous les étages. Les exterminateurs ont réalisé que sur chacun de ces étages, de vieux lavabos de l’ancien couvent étaient encore connectés au réseau d’égouts. Les blattes ont disparu quelques jours après que les lavabos ont été enlevés.

De plus en plus de parasites

Le grand problème, c’est que ça va aller en augmentant, croit Harold Leavey. Il soutient que la multiplication des voyages, la mondialisation, la pauvreté, l’isolement et les problèmes de santé mentale sont tous des facteurs qui contribuent à l’augmentation des infestations à Montréal.

Un problème d’insectes, c’est souvent un problème d’humain.

Harold Leavey, spécialiste en gestion parasitaire

L’expert précise toutefois que le plus grand problème à Montréal, ce ne sont pas les coquerelles, mais plutôt les punaises de lit.

Il raconte avoir déjà visité un très petit logement d’une pièce et demie où vivaient environ 20 000 punaises de lit : Il y en avait dans le jambon, il y en avait sur le locataire, il y en avait sur la brique dehors.

Le locataire en question a été expulsé du logement, mais Harold Leavey explique qu'il ne fera qu’apporter ses punaises ailleurs.

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