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Isabelle Richer
Audio fil du mercredi 10 avril 2019

Le Québec, seul endroit où ce sont les entreprises qui paient pour le recyclage

Publié le

Un bac de recyclage
Un bac de recyclage   Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Le 10 avril 1989, des bacs verts faisaient leur apparition dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. C'est ce projet-pilote qui a marqué le début de la collecte sélective dans la métropole. Trente ans plus tard, même s'il est loin d'être parfait, nous pouvons être fiers de notre système de recyclage, estime le chercheur Marc Olivier, du Centre de transfert technologique en écologie industrielle.

Il ne faut pas oublier que la collecte sélective, ce n’est pas né d’une décision gouvernementale, c’est né des entreprises qui voulaient récupérer leurs contenants, souligne Marc Olivier. Le projet-pilote de Notre-Dame-de-Grâce a été l’initiative de 300 grandes entreprises qui souhaitaient trouver une façon de limiter leurs coûts de production. Selon le chercheur, ces dernières voulaient prendre le pas sur le gouvernement afin de s’assurer que le système qui serait mis en place serait à leur avantage, contrairement à la consigne, qui représente des coûts élevés pour les entreprises.

Presque partout en Amérique du Nord, ce sont les citoyens qui, par leurs taxes, paient pour la collecte des matières recyclables. Mais ce n’est pas le cas au Québec, précise Marc Olivier : Au Québec, contrairement à toutes les autres villes d’Amérique, on a inversé le concept du pollueur-payeur, et on a dit que le pollueur-payeur, ce serait dorénavant l’entreprise qui choisit le contenant pour nous vendre des choses.

C’est pourquoi le chercheur ne craint pas que les villes abandonnent un jour la collecte sélective, comme on le voit présentement aux États-Unis. Il mentionne que l’entièreté de ce que paient les municipalités pour la collecte et le tri est remboursée par l’industrie.

Encore du chemin à faire

Malgré tout, Marc Olivier rappelle que si le tri des matières recyclables est bien implanté dans les résidences unifamiliales, il l’est beaucoup moins dans les immeubles à logements. On a un problème structurel fondamental qui est peut-être plus marqué à Montréal que dans d'autres villes, dit-il.

Il souligne que dans les complexes d’habitation, le recyclage engendre beaucoup d’inconvénients pour les résidents et pour le concierge qui doit s’en occuper : perte d’espaces de stationnement pour installer les conteneurs, long chemin à parcourir pour sortir son bac à recyclage, etc.

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