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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 1 avril 2019

Webster raconte aux enfants l’histoire du premier esclave

Publié le

Webster derrière un micro dans un studio radio de Radio-Canada.
L'artiste hip-hop Webster   Photo : Radio-Canada / Catherine Contant

L'artiste hip-hop et conférencier Webster fait paraître un livre illustré pour raconter aux enfants l'histoire du premier esclave africain au Canada. Intitulé Le grain de sable, le bouquin reprend les rares informations historiques qui existent sur Olivier Le Jeune et les relie par un récit de fiction basé sur les recherches de l'auteur.

Olivier Le Jeune est arrivé au Canada en 1629, vers l’âge de 10 ans. Il a été arraché très jeune à sa famille et à son pays natal, Madagascar. Pour moi, c’est un grain de sable perdu dans le froid de l’hiver et c’est pour ça que j’ai choisi ce titre, souligne Webster.

Au moment de son arrivée au Canada, Olivier Le Jeune appartenait aux frères Kirke, qui assiégeaient alors la ville de Québec. Le jeune esclave est passé entre les mains de plusieurs maîtres, avant d’être donné au colon Guillaume Couillard.

Son nom de famille lui vient de Paul Le Jeune, le précepteur jésuite qui a assuré sa courte éducation dans le but de le christianiser. C’est d’ailleurs grâce aux jésuites que l’on a pu garder la trace de ce premier esclave. À peu près toute l’information qu’on connaît à son propos vient des jésuites, explique Webster.

L’artiste a dû creuser profondément dans les récits historiques afin de trouver les rares informations existantes sur les esclaves qui ont vécu au Canada. Alors que dans les colonies britanniques, les premiers cargos d’esclaves africains sont arrivés en 1919, ce n'est qu’à partir de 1660 que le Canada a commencé à se procurer des esclaves, pour la plupart des Autochtones. Des 4185 esclaves répertoriés dans notre histoire, les deux tiers étaient autochtones et le tiers était africain ou afrodescendant, précise Webster.

L’artiste espère qu’en faisant connaître cette histoire aux enfants, et peut-être même aux adultes, il aidera les Québécois à voir clair dans leur histoire et à cesser de croire que l’esclavage n’a jamais existé chez eux.

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