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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 29 mars 2019

Ces animaux que l’on « torture » avant de les manger

Publié le

Un veau sur une ferme.
Un veau sur une ferme.   Photo : iStock

Pour Sébastien Arsac, cofondateur de l'association L24, qui milite contre la maltraitance des animaux en France, les conditions de vie de bien des animaux dans les fermes d'élevage et les procédés employés pour mettre fin à leurs jours relèvent de la torture. Loin de baisser les bras dans son combat qui dure depuis plusieurs années, L24 lance le livre La face cachée de l'assiette pour dénoncer les mauvais traitements réservés aux animaux que l'on consomme.

Je crois que tout le monde est à peu près d’accord pour dire qu’on ne doit pas maltraiter ni tuer les animaux sans nécessité, affirme Sébastien Arsac. Ce sont surtout nos habitudes de consommation qui sont dures à remettre en cause. Il rappelle que le gavage pour la production de foie gras est toujours légal en France. Il soutient aussi que plus de huit poulets sur dix sont élevés dans des bâtiments sans aucun accès à l’extérieur.

Malgré tout, le militant se réjouit des changements de comportement des utilisateurs. Il souligne que la consommation de viande a diminué de 12 % en France depuis 10 ans. Il attribue cette baisse à une plus grande conscience du bien-être animal, aux changements climatiques et aux récentes études qui établissent un lien entre la viande rouge et le cancer. On est un petit élément dans ce paysage-là, dit-il, en faisant référence à toutes les campagnes de sensibilisation menées par L24.

Campagnes-chocs ou simple réalité?

L24 est réputée pour ses campagnes-chocs, mais Sébastien Arsac estime qu’elles ne font que montrer la réalité dans les abattoirs et les fermes d’élevage. Évidemment, ces images sont très choc, elles nous mettent mal à l'aise en tant que consommateurs, mais ce que l’on montre, c’est simplement la réalité, dit-il. Une vidéo de L24 montrant la mort de porcs par gaz avait particulièrement frappé le public : On voit les cochons qui réagissent, qui se jettent sur les parois, qui crient, qui suffoquent.

Quand vous regardez la réglementation sur l’abattage, vous avez l’impression de lire un petit guide de torture : on peut disloquer le cou des animaux, les gazer, les étourdir à coup de décharges électriques, etc.

Sébastien Arsac, cofondateur de L24

Solution in vitro

Selon Sébastien Arsac, tout le monde doit y mettre du sien pour garantir le bien-être des animaux : les citoyens doivent consommer moins de viande ou choisir des produits d’entreprises qui respectent les animaux, les gouvernements doivent interdire certaines pratiques et le milieu agroalimentaire doit être plus sensible à l’égard des conditions de vie et de mort des animaux.

Il ajoute que la viande produite in vitro pourrait être une avenue intéressante pour ceux qui ne peuvent se passer de viande, mais qui veulent éviter la souffrance animale.

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