Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 27 mars 2019

Pourquoi les personnes grosses sont-elles aussi mal vues?

Publié le

Les mots utilisés pour senbiliser à l'obésité blessent et stigmatisent les personnes qui en souffrent.
Les mots utilisés pour senbiliser à l'obésité blessent et stigmatisent les personnes qui en souffrent.   Photo : iStock

C'est la question que se pose le journaliste Mickaël Bergeron, lui-même gros. Dans son livre La vie en gros, il se penche sur la perception que nous avons des personnes en surpoids et met en lumière l'humiliation et les injustices que ces personnes vivent au quotidien.

Mickaël Bergeron souhaite d’abord que l’on se réapproprie le terme gros, qui est beaucoup plus neutre que le terme obèse, à son avis. Présentement, il n’y a pas de mot positif pour parler du surpoids et de l’obésité et c’est dommage parce que ça laisse l’impression que tout ce qu’on appelle surpoids ou obésité est négatif, ce qui n’est pas le cas, déplore-t-il.

Il fait remarquer que l’obésité est associée à la maladie, à un manque de contrôle sur son poids et à de mauvaises habitudes de vie, tandis que le terme gros est à l'origine un mot descriptif, sans jugement de valeur.

À bas la grossophobie

Mickaël Bergeron a écrit ce livre pour lutter contre la grossophobie, qui se traduit, selon lui, par des moqueries et de la discrimination envers les personnes grosses.

Il reproche à la société de banaliser les préjugés envers les gros et de se moquer d'eux sans vergogne. Il déteste particulièrement que quelqu’un rie de la grosseur d’une personne à côté de lui sans penser que cela pourrait le blesser. Je ne comprends pas comment on ne peut pas penser que je vais me sentir visé, dit-il.

Mickaël Bergeron affirme que les personnes grosses sont victimes de discrimination systémique sur plusieurs plans. Des études montrent qu’elles gagnent en moyenne 9 % de moins que les autres, précise-t-il. Elles seraient aussi moins souvent recommandées par des professeurs et seraient moins susceptibles de se faire embaucher.

L’image avant la santé

Mickaël Bergeron ne nie pas les risques pour la santé associés au surpoids, mais il estime que les professionnels devraient insister sur les saines habitudes de vie plutôt que sur le poids.

Il soutient également que si la plupart des gens ont peur de prendre du poids, ce n’est pas pour des raisons de santé : Je pense que la plupart des gens ont peur de devenir gros non pas parce qu’ils s’inquiètent des complications ou des risques de complications, mais parce qu’ils ne veulent pas avoir cette image. C’est tellement dévalorisé que les gens ont peur de diminuer dans leur image sociale, dans leur estime d’eux-mêmes.

Chargement en cours