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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 18 mars 2019

Pierre Perrault, le grand québecologue

Publié le

Pierre Perrault et Bernard Gosselin lors d'un tournage en 1975
Pierre Perrault et Bernard Gosselin lors d'un tournage en 1975   Photo : Inconnu

L'identité québécoise a toujours été au cœur de la démarche artistique de Pierre Perrault. Dans son livre Wake up mes bons amis!, l'auteur spécialisé en histoire Mathieu Bureau Meunier s'est justement intéressé à la représentation des Québécois dans les œuvres du cinéaste.

Pour Mathieu Bureau Meunier, Pierre Perrault était un Québécois bien de son temps. Il représente bien la pensée des années 60 dans le courant néonationaliste, dit-il. C’est ce qui est intéressant avec Perreault : il représente parfaitement ce qui s’est produit à cette période-là, où le Québec est passé à une volonté de souveraineté, où il est devenu de plus en plus social-démocrate, où la pensée canadienne-française catholique a été mise de côté.

Pierre Perrault s’est démarqué dans son approche documentaire par son désir d’aller à la rencontre des Québécois dans leur terroir et de filmer ces rencontres. C’est un protagoniste, mais en même temps un témoin de ces événements qui ont chamboulé le Québec dans les années 60, observe Mathieu Bureau Meunier.

Il est aussi l’un des premiers à avoir défini la nation québécoise par l’affirmative. Pierre Perrault avait remarqué que les Québécois avaient toujours l’habitude de se nommer par la négative, en disant qu’ils n’étaient ni français, ni anglais, ni canadiens.

Une réflexion encore d’actualité

Mathieu Bureau Meunier estime que les œuvres de Pierre Perrault ont encore leur pertinence aujourd’hui. Il fait remarquer que l’on se pose toujours des questions sur la place des francophones au Canada.

Il souligne aussi qu’à l’époque de Perrault, le Parti québécois prenait son envol, alors qu’il semble aujourd’hui en pleine chute libre.

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