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Isabelle Richer
Audio fil du vendredi 8 mars 2019

Le Québec, champion du congé parental

Publié le

Un moment de tendresse
Un papa et son bébé   Photo : getty images/istockphoto / monkeybusinessimages

Le Québec fait bonne figure en matière de politiques familiales, selon la sociologue Valérie Harvey, en grande partie grâce à son régime d'assurance parentale.

Elle mentionne qu’ailleurs au Canada, il existe un congé parental, qui peut être pris par l’un ou l’autre des parents, mais qu'il est peu utilisé par les pères. Quand il n’y a pas de congé consacré au père, peu importe le pays où on est, il y a généralement beaucoup moins d’utilisation des semaines parental par le père, dit-elle. Les pères prennent alors leurs semaines de vacances pour appuyer la mère avec le nouveau bébé. On ne veut pas voler le congé parental à la mère, explique Valérie Harvey. C’est pour ça que c’est particulièrement important d’avoir un congé qui est consacré au père.

La sociologue a consulté de nombreux pères dans différents pays à l’occasion d’une étude. Elle a constaté que si le congé de paternité existe à plusieurs endroits, il n’est pas toujours utilisé. Elle cite l’exemple du Japon, où il est mal vu pour un homme de se prévaloir du congé auquel il a droit. Valérie Harvey souligne qu’au Québec, au contraire, les pères sont très présents dans l’éducation de leurs enfants et que cela est bien accepté dans la société.

La sociologue précise que la révolution de la paternité s’est amorcée dans les années 1970, et qu'elle s’est intensifiée lors de la mise en place du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), en 2006. Avant cette date, très peu de mères de jeunes enfants étaient sur le marché du travail et seulement 30 % des pères prenaient congé à la naissance. Aujourd’hui, grâce au RQAP et aux garderies, le Québec est l’une des provinces où il y a le plus grand nombre de mères de jeunes enfants qui travaillent, selon Valérie Harvey. Il est aussi l’un des endroits où les soins aux enfants sont les mieux partagés entre les deux parents.

Valérie Harvey raconte que lorsque le RQAP a été mis en place, le nombre de pères prenant congé a soudainement grimpé à 80 %, à la surprise générale. Le gouvernement a même dû s’ajuster en augmentant les prestations.

Place à l’amélioration

La sociologue souhaiterait que les pères aient eux aussi droit à un congé de parentalité à la suite d’une fausse couche puisqu’ils vivent le deuil au même titre que la mère.

Elle propose aussi d’augmenter la durée du congé de paternité, notamment lors de naissances multiples.

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