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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 26 février 2019

Un documentaire pour mettre fin au tabou de la chasse

Publié le

Un chasseur dans la forêt.
Un chasseur dans la forêt.   Photo : iStock

Le réalisateur Danic Champoux est un grand amateur de chasse, mais ce n'est pas le cas de bien des Québécois, qui, au contraire, décrient cette pratique. Dans son documentaire Mal élevés, il tente de redonner ses lettres de noblesse à cette activité vieille de plusieurs millénaires.

Selon Danic Champoux, les chasseurs sont maintenant obligés de se cacher et d’échanger en privé sur les réseaux sociaux pour échapper au flot de critiques. La chasse, elle requiert le sang, souligne-t-il. Et ça, c’est le problème d’image qu’ont les chasseurs.

Le réalisateur observe que les armes à feu contribuent, elles aussi, à ternir l’image des chasseurs. Le problème d’image du chasseur commence avec son arme, croit-il.

Malgré tout, Danic Champoux affirme comprendre la réaction du public.

Le chasseur cherche la mort, il la provoque. Il travaille fort pour l’obtenir, ce qui ne fait pas de sens pour bien des gens, et ça, je le comprends.

Danic Champoux, réalisateur et chasseur

Il concède que la chasse n’est plus une question de subsistance comme elle l’était il y a bien des années : On a chassé longtemps pour manger uniquement, mais c’est vrai qu’on ne chasse pas juste pour ça. On chasse pour reprendre une place.

S’il trouve difficile de décrire ce qu’il ressent lorsqu’il est à l’affut d’une proie, Danic Champoux assure qu’un appareil photo au lieu d’une arme dénaturerait le plaisir qu’il a à chasser.

Même devant la réprobation générale, il refuse de se cacher et, comme on peut le voir dans le documentaire, il se fait un devoir de transmettre sa passion à sa fille.

Il y a des règles dans la nature, et la mort en fait partie. Moi, je vais chercher un orignal que le loup va ramasser si je n’y vais pas et je me sens très bien avec ça.

Danic Champoux, réalisateur et chasseur

Il soutient que la chasse offre de nombreux avantages, notamment sur le plan environnemental. On est 12 sur mon orignal, dit-il. On n’achètera pas de viande de l’année.

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