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Ces aidants naturels qui veulent tuer leur proche

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Ces aidants naturels qui veulent tuer leur proche

Audio fil du mardi 29 janvier 2019
Un homme tient la main d'une femme en fauteuil roulant.

Un proche aidant

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Il existe un grand tabou chez les proches aidants : celui des pensées homicidaires. Le phénomène est peu documenté, mais il est bien réel et il témoigne de la détresse psychologique que vivent bon nombre d'entre eux, soutient la présidente du Regroupement des aidants naturels du Québec, Johanne Audet.

Évidemment, personne ne se vante d’avoir des pensées homicidaires, souligne Johanne Audet. Mais de nombreux proches aidants avouent avoir eu hâte au décès de leur proche une fois que celui-ci s'est éteint. Vous savez, quand on est confronté à la souffrance de l’un de nos proches, on se sent tellement impuissant, on n’est pas capable de le soulager, observe-t-elle.

Pour Johanne Audet, il est impératif de mieux documenter le phénomène des pensées homicidaires, et surtout, d'offrir davantage de soutien aux proches aidants : Ça prend du soutien psychosocial, mais aussi des professionnels qui vont à domicile, qui accompagnent, qui donnent de bonnes informations et surtout, qui sont disponibles quand on a besoin d’information.

Elle rappelle que les aidants naturels qui souffrent de détresse psychologique peuvent composer le 811 pour obtenir de l’aide et être dirigés vers les organismes communautaires qui offrent du soutien aux proches aidants.

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