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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 24 janvier 2019

Crimes sexuels : le maire de Laval suggère de fournir un avocat aux victimes

Publié le

Le symbole de la justice
Le symbole de la justice   Photo : iStock

Dans un procès pour agression sexuelle, il y a l'avocat de la défense, qui défend les droits de l'accusé, et il y a le procureur de la Couronne, qui représente l'État. Mais dans tout le processus judiciaire, qui représente la victime? Personne, et c'est pourquoi le maire de Laval et ancien policier Marc Demers suggère de fournir systématiquement un avocat aux victimes d'agression sexuelle, par l'entremise de l'aide juridique.

Pendant les 15 années où il a été enquêteur responsable des crimes majeurs au Service de police de Laval, Marc Demers a côtoyé de nombreuses victimes qui se sentaient démunies en ce qui a trait aux décisions juridiques les concernant. Il donne l’exemple d’une femme ayant subi un viol collectif et qui a dû passer à travers trois procès distincts, témoigner à six reprises, identifier ses agresseurs en les regardant dans les yeux et être contre-interrogée par des avocats de la défense dont le seul but était de la discréditer.

Pour moi, c’est inhumain, affirme Marc Demers.

Marc Demers fait aussi remarquer que, même si les victimes ne sont pas complètement laissées à elles-mêmes – elles bénéficient, par exemple, de soins psychologiques – il n’y a personne pour défendre leurs intérêts lorsque vient le temps de prendre des décisions qui pourraient avoir une influence sur elles, comme remettre un accusé en liberté ou tenir des procès séparés.

Le bout qui manque réellement pour rassurer les victimes, c’est [quand] toutes les décisions se prennent à la cour et qu'elles ont une influence directe sur leur qualité de vie.

Marc Demers, maire de Laval et ex-policier

Il rappelle que le procureur de la Couronne n’a pas le mandat de représenter la victime et qu’il doit même garder une certaine distance pour ne pas donner l’impression d’avoir un parti pris.

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