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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du vendredi 11 janvier 2019

Envoyés au recyclage pour être brûlés en Malaisie

Publié le

Une montagne formée de toutes sortes d'emballages de plastique.
Un amoncellement de plastique près de Kuala Lumpur, la capitale malaisienne   Photo : Greenpeace

Dans un article de CBC, des représentants de Greenpeace s'inquiètent de la présence de grands amoncellements de plastique en Malaisie, constitués d'emballages provenant de différents pays, dont le Canada. Si certaines des matières que nous envoyons au recyclage peuvent se retrouver en Asie pour parfois être brûlées, c'est notamment parce qu'il n'existe aucun système de traçabilité pour une grande partie d'entre elles, selon Marc Olivier, chargé de cours au Centre universitaire de formation en environnement et développement durable de l'Université de Sherbrooke.

Selon Marc Olivier, environ la moitié des matières que nous mettons dans notre bac de recyclage ne sont pas suivies une fois qu’elles sortent du centre de tri. On ne sait pas qui les achète ni où elles vont , dit-il.

L’expert en développement durable explique que, depuis une quinzaine d’années, les centres de tri n’ont plus besoin de trouver des acheteurs locaux pour leurs ballots de matières à recycler : des courtiers les achètent, bien souvent avant même qu’ils soient créés, et les revendent quelque part dans le monde où ils ont flairé une occasion d’affaires.

Impossible toutefois de savoir où aboutissent ces ballots. C’est le côté négatif de la mondialisation, qui fait que présentement on perd toute traçabilité sur les ballots qui sont achetés par des courtiers, déplore Marc Olivier. Ils sont très [méfiants], ils ne veulent pas nous dire où ils vont les commercialiser.

Les choses pourraient toutefois changer. Marc Olivier fait partie du comité de modernisation de l’industrie de la récupération et du recyclage mis sur pied par le ministère de l’Environnement il y a un an. Le comité s’intéresse notamment au suivi des matières recyclables et a déjà commencé à proposer des solutions à l’industrie. Il teste d’ailleurs un programme de traçabilité avec 21 centres de tri du Québec.

Recycler chez nous

Pour Marc Olivier, il est impératif que le Québec apprenne à revaloriser ses propres matières : Il faut qu’on cesse de tout envoyer en Asie. Il va falloir qu’on utilise nos matières pour créer de l’activité économique sur notre territoire. Je ne connais aucune région du Québec qui ne serait pas favorable à ce qu’on développe des PME pour utiliser les matériaux de leurs centres de tri.

Il ajoute qu’une partie de la solution réside aussi dans une réduction de la consommation de plastique par les citoyens.

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