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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 19 novembre 2018

Quand les fausses nouvelles mènent au massacre

Publié le

Les applications WhatsApp et Facebook
Les applications WhatsApp et Facebook   Photo : Associated Press / Patrick Sison

Un peu partout dans le monde, des personnes sont tuées en raison de rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Le chroniqueur Jeff Yates raconte deux histoires particulièrement sordides survenues cet été et rapportées par la BBC.

En août dernier, dans une petite ville du Mexique, une foule s’est jetée sur deux hommes en pleine rue. La police est intervenue pour les protéger et les a emmenés au poste de police. La foule en colère a néanmoins réussi à mettre la main sur les deux hommes et les a battus et brûlés à mort.

D’où venait cette rage? D’une rumeur qui circulait sur WhatsApp, une application de messagerie de Facebook. La rumeur disait qu’il y avait des kidnappeurs d’enfants qui volaient les organes des enfants, indique Jeff Yates. La foule pensait que ces hommes étaient les kidnappeurs.

Cette rumeur de kidnappeurs d’enfants ne touche pas que le Mexique, précise Jeff Yates : En Inde, on dénombre cette année une trentaine de morts en lien avec ce genre de fausses nouvelles sur WhatsApp.

Au Nigeria, pays aux prises avec des affrontements entre chrétiens et musulmans, 11 personnes ont perdu la vie en juin dernier à cause d’une fausse nouvelle.

De terribles photos de massacre s’étaient mises à circuler dans la communauté nigériane établie au Royaume-Uni, et elles se sont propagées jusqu’au Nigeria. On disait que des musulmans avaient commis des atrocités, mentionne Jeff Yates. On faisait circuler des photos très [choquantes].

Des gens ont voulu se venger, et 11 personnes ont payé de leur vie, alors que les photos en question n’avaient même pas été prises au Nigeria.

Pourquoi WhatsApp représente-t-elle un terreau aussi fertile pour les fausses nouvelles? Comme il s’agit d’une application de messagerie qui permet de former des groupes de discussions avec ses proches, les rumeurs s’y propagent rapidement, explique Jeff Yates. Généralement, on a tendance à faire confiance à nos amis, à nos proches, et dans ces applications de messagerie, on reçoit des messages de nos amis justement, dit-il.

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