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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 20 septembre 2018

Manal Drissi déplore le manque de ressources pour les enfants surdoués

Publié le

La chroniqueuse Manal Drissi
La chroniqueuse Manal Drissi   Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

On parle beaucoup du manque de ressources à l'école pour les enfants en difficultés d'apprentissage. Mais qu'en est-il de ceux qui, à l'opposé, ont trop de facilité à apprendre? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, de nombreux enfants en situation de douance éprouvent de la difficulté à l'école, ce qui met en péril leur cheminement scolaire, souligne la chroniqueuse Manal Drissi.

Un enfant en situation de douance a généralement un QI se situant entre 120 et 130, explique Manal Drissi. Il a besoin de beaucoup moins d’efforts que ces camarades de classe pour comprendre la matière et l’assimiler, ce qui fait qu’il peut vite s’ennuyer à l’école.

Contrairement aux difficultés d’apprentissage, la douance est diagnostiquée plus tard, surtout dans les milieux défavorisés, parce qu’on ne voit justement pas ça comme un problème et qu’on ne sait pas reconnaître les signes d’un enfant qui est en situation de douance, affirme la chroniqueuse.

Selon Manal Drissi, la moitié des enfants surdoués vont bien à l’école, mais l’autre moitié d’entre eux éprouvent des difficultés. Comme ils ont besoin d’être constamment stimulés et qu’ils sont souvent hypersensibles, ils finissent par avoir des troubles de comportement qui nuisent à leur éducation. Les enfants en situation de douance éprouvent souvent en plus des problèmes avec l’autorité et ont de la difficulté à établir des relations sociales.

La douance associée à des problèmes à l’école se nomme la dyssynchronie, précise Manal Drissi. Mais seuls 20 % de ceux qui en souffrent ont reçu un diagnostic, ajoute-t-elle : Des fois, il arrive qu’on diagnostique un trouble du spectre de l’autisme parce que les signes de la douance sont tellement méconnus que c’est facile de mélanger les deux. Mais en fait, le trouble de plus diagnostiqué chez les enfants qui ont de la douance, c’est le TDAH [trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité].

Manal Drissi mentionne que le tiers des enfants en situation de douance échouent leurs cours en troisième secondaire. Au Québec, il y a une espèce de tabou autour de la facilité à l’école, déplore-t-elle. On considère comme de l’élitisme d’accorder des ressources aux élèves qui sont doués.

Elle spécifie qu’en Ontario, cela fait déjà plusieurs années que des ressources sont accordées aux enfants en situation de douance.

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