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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 4 septembre 2018

Réduire le nombre d’élus, une solution économique?

Publié le

Des gens assis devant des ordinateurs en rond.
Le conseil municipal de Toronto réunit en réunion spéciale   Photo : Capture d'écran

Réduire le nombre d'élus, voici ce qu'envisage l'administration Ford pour renflouer ses coffres. Est-ce une véritable solution économique? Le chroniqueur Marc-André Carignan s'est penché sur la question.

Doug Ford souhaite faire passer de 47 à 25 le nombre de sièges accordé aux élus municipaux à Toronto. De cette façon, il espère économiser 25 millions sur 4 ans. Bien que l’argument économique semble alléchant, Marc-André Carignan nous met en garde quant aux réelles retombées d’une telle réduction.

Qu’en est-il à Montréal? Avec 103 élus à siéger au conseil municipal, la question de fusionner certains arrondissements a souvent été soulevée. En 2012, Richard Bergeron l’avait évoqué, de même que François Legault en 2013. Louise Harel et Denis Coderre ont également abordé le sujet. La mairesse en poste, Valérie Plante, mise quant à elle justement sur le pouvoir redistribué aux arrondissements.

Plusieurs questions

Une question persiste : les grandes villes seraient-elles mieux gérées avec moins d’élus? Il est difficile d’y répondre objectivement, croit Marc-André Carignan. Peu de recherches scientifiques et de données probantes existent à ce sujet.

S’il y a une fusion des arrondissements, il faut compenser d’une manière ou d’une autre, explique le chroniqueur. Il suffit de regarder ce qui se fait ailleurs pour le constater. La Ville de Los Angeles le fait avec des conseils de quartiers. Elle compte 15 conseillers pour 4 millions d’habitants. Par contre, 97 conseils de quartier sont en place.

Pourrait-on aussi envisager d’accroître le nombre d’attachés politiques et de fonctionnaires sur le terrain pour compenser? Et qu’en est-il de la démocratie? Y aura-t-il des communautés désavantagées et qui seraient moins représentées à la suite d’une fusion?

Au Québec, les expériences menées à cet effet n'ont pas été concluantes du point de vue économique, indique le chroniqueur. Le nombre d'employés municipaux a bondi pour compenser le travail, ne donnant pas les retombées économiques escomptées. Ce qui est certain, c’est que la question dépasse largement le point de vue économique.

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