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L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du mercredi 1 août 2018

Comment la sonde Parker va révolutionner l’exploration solaire

Publié le

La sonde Parker dans une chambre thermale.
La sonde Parker de la NASA est plongée dans une chambre thermale, en préparation de son voyage vers la couronne solaire.   Photo : Ed Whitman

Une nouvelle sonde développée par la NASA, la sonde Parker, est sur le point de s'envoler vers le Soleil pour une mission ambitieuse de sept ans. Les scientifiques veulent percer le mystère de la chaleur de la couronne du Soleil et comprendre les vents solaires. Explications de Marie-France Bélanger.

De la taille d’une voiture, la sonde Parker est à ce jour l’engin le plus rapide fabriqué par l’humain. Durant sa mission, elle s’approchera également du Soleil comme aucun autre engin auparavant. Ces deux éléments font toute la différence avec les précédentes missions, souligne Marie-France Bélanger.

Elle précise que la sonde Parker sera en mesure de s’approcher à 24 reprises du Soleil à une distance huit fois plus proche que les autres sondes, soit à 6 millions de kilomètres.

La chaleur de la couronne du Soleil

En s’approchant si près du Soleil, Parker sera en mesure de se rendre dans sa couronne, c’est-à-dire dans sa haute atmosphère. Le but est de percer l’une des grandes énigmes de l’astrophysique : la chaleur de la couronne du Soleil.

À la surface du Soleil, il y fait environ 6000 degrés Celsius, mais quand on s’en éloigne, dans sa couronne, il y fait encore plus chaud, de 1 à 2 millions de degrés. « C’est complètement contre-intuitif et la science ne parvient pas à expliquer le phénomène pour l’instant », remarque Marie-France Bélanger.

Les vents solaires

La deuxième énigme que les scientifiques veulent résoudre est celle des vents solaires, des vagues de particules éjectées dans l’espace. Ces vents prennent naissance dans la couronne du Soleil, précisément là où la sonde Parker se rendra.

Le vent solaire souffle dans tout le système solaire. [...] Ce sont des fluctuations dans les propriétés du vent solaire qui créent ultimement ce qu’on appelle des orages géomagnétiques. C’est ça qui crée les aurores boréales et tous les autres phénomènes qu’on regroupe sous l’appellation d’activités géomagnétiques.

Paul Charbonneau, spécialiste de la physique solaire, professeur à l’Université de Montréal

Une mission risquée

Marie-France Bélanger souligne que la très forte chaleur que la sonde va rencontrer dans la couronne du Soleil est le principal défi de la mission.

À chaque rencontre avec le Soleil, on n’aura pas de contact avec la sonde pendant près de deux semaines. Pendant ces périodes-là, elle devra fonctionner seule. Ce seront des moments très angoissants.

Nour Raouafi, responsable scientifique adjoint du projet Parker, spécialiste au Département de physique appliquée de l’Université John Hopkins

La sonde Parker sera lancée au plus tôt le 6 août prochain depuis la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride.

Un scientifique tenant une maquette devant une projection d'un logo de mission spatiale.
Le Dr Eugene Parker verra une sonde à son nom explorer le Soleil pour tenter de mieux comprendre notre étoile. Photo : Reuters/Kamil Krzaczynski

D’où vient le nom de la sonde Parker?

La sonde de la NASA doit son nom à Eugene Parker, l’astrophysicien qui a prédit les vents solaires. Il est aujourd’hui âgé de 90 ans, et c’est la première fois qu’une sonde porte le nom d’un chercheur vivant.

Marie-France Bélanger anime l’émission Les années lumière tous les dimanches de l’été de 12 h à 14 h sur ICI Radio-Canada Première.

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