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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 12 juin 2018

Le marché Jean-Talon est en train de s'embourgeoiser, déplore Marie-France Bazzo

Publié le

Une automobile cherche une place de stationnement au marché Jean-Talon.
Une automobile cherche une place de stationnement au marché Jean-Talon.   Photo : Radio-Canada

Pour Marie-France Bazzo, le marché Jean-Talon n'est pas qu'un petit marché de quartier. « C'est le cœur de Montréal, c'est anarchique, c'est coloré, et pas dans la palette Pantone 2018. »

Marie-France Bazzo est très attachée au marché Jean-Talon : « Mon père y allait, comme de nombreux immigrants d’ailleurs. C'était un carrefour de cultures, celle des marchands locaux et celle des immigrants qui venaient y acheter [leurs produits]. La ville et la campagne se rencontraient. »

La chroniqueuse croit qu'un embourgeoisement « lent et subtil » s'est amorcé au marché. « On est en train de le tuer par de bonnes intentions et de l’idéologie », déplore-t-elle.

Elle souhaite que les commerçants puissent conserver l'espace de stationnement à côté de la SAQ pour recevoir leurs marchandises : « Symboliquement, laissons-le aux commerçants qui en ont besoin. On est dans la nature symbolique, ici. Laissons-le-leur. C’est eux, le marché. »

Ce n’est pas qu’un marché de proximité; on n’y va pas qu’à pied.

Marie-France Bazzo, chroniqueuse

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