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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 21 février 2018

Héros de guerre cherchent maison

Publié le

Une petite maison de style canadien
Une ancienne maison de vétéran dans la rue des Mélèzes, à Montréal   Photo : Radio-Canada / Catherine Contant

Au retour de la Deuxième Guerre mondiale, les militaires peinaient à trouver un endroit où déposer leurs valises. Les Montréalais vivaient une crise du logement. L'historien Jean-François Nadeau fait la lumière sur les quartiers entiers qui ont été créés avec ce qu'on a appelé les maisons de vétérans.

Dès le 19e siècle, c’est la crise du logement qui frappe les Montréalais. En 1847, alors que la ville ne compte que 50 000 habitants, 68 % d’entre eux louent leur logement. En 1881, avec une population presque triplée, le pourcentage de locataires s’élève à 85 %, « un des plus hauts taux de locataires en Amérique du Nord, hormis New York », soulève l’historien Jean-François Nadeau.

Inaction des instances

Devant l’inaction conjointe de la Ville et du gouvernement provincial, des militaires, qui se sont retrouvés sans maison pour leur famille à leur retour de service, vont même aller jusqu’à squatter des lieux abandonnés.

Irrités par la situation, plusieurs se prêtent aux contestations entourant le problème. D’importantes manifestations sont organisées pour faire pression sur les différentes instances. Le gouvernement fédéral exigera finalement la construction de maisons de vétérans.

Un legs patrimonial

Ces maisons, de toutes petites structures temporaires de moins de 1000 pieds carrés, avec un seul étage, permettent de répondre à la pénurie. De nombreux quartiers, notamment à Cartierville, regroupent des centaines de maisons de ce type. « Les plus petites peuvent être construites en moins de 20 h de travail », raconte le chroniqueur.

De nos jours, ces logis ont une valeur patrimoniale et architecturale très forte, mais souvent oubliée, déplore Jean-François Nadeau. Au même titre que les petites maisons d’ouvriers de type Shoebox, les maisons de vétérans sont menacées de démolition aux profits d’immeubles à étages.

Ça n’empêche pas la valeur de ces habitations de grimper sur le marché de l’immobilier. Aujourd’hui, on parle de plusieurs centaines de milliers de dollars pour se procurer une maison de vétérans à Montréal.

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